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Règles de prudence dans l’usage de l’I.A.

L’expérience récemment faite avec une I.A. autour de l’alcool et exposée dans un article
publié dans ces colonnes, ainsi que quelques communications de spécialistes
entendues à l’université, m’amènent à exposer ici quelques indications pour user de
façon prudente l’IA, d’un point de vue pratique.
Pour la question philosophique de comprendre que l’IA n’est pas intelligente, le sujet
a déjà été traité ici ou là* , et aujourd’hui nous ne listerons que très sommairement
quelques conseils pratiques.

*Voir notre article : https://www.vexilla-galliae.fr/actualites/l-intelligence-artificielle-est-bete-par-paul-de-beaulias/

Nous allons utiliser une liste de puces, et rassurez-vous, cela n’a pas été écrit avec une IA !

  • L’IA n’est pas intelligente et ne dit pas la vérité : premier principe qu’il faut
    comprendre. C’est un outil statistique puissant qui mime l’homme, se cache
    sous la vraisemblance statistique et le conformisme pour paraître un semblant
    d’humain, mais c’est tout.
  • L’IA a un ton péremptoire et donne l’impression de « savoir » : faisons
    attention à ce biais psychologique et ne prenons par pour argent comptant ce
    qui est écrit.
  • Les synthèses de l’ IA, aussi performantes paraissent-elles, ne sont pas
    humaines, elles miment l’humain : la hiérarchisation et l’aspect synthétique
    est issue d’un algorithme mécanique et statistique. Jamais une véritable
    synthèse ne sera faite par l’IA.
  •  L’IA est statistique, donc politiquement correct, conformiste et « dans le vent »,
    sans compter les prompts. Tout sujet à la mode, ou sensible pour une raison
    ou pour une autre sera traité de façon « bien-pensante », et il est parfois
    difficile de briser les prompts même après de longues conversations.
  • L’IA est ainsi très performante pour ce qui est mécanique, et pour des tâches
    de « résumé », en particulier ce qui est technique, ou quand justement on
    veut savoir ce que « la plupart des gens » font, que ce soit vrai ou pas. En
    entreprise, comptabilité etc, l’IA donnera en général une bonne première
    approche que l’on peut ensuite creuser.
  •  L’IA peut être performante aussi sur des sujets de « niche », avec peu de
    donnés ou de sources, car elle citera alors un spécialiste ou une autorité qui
    sait vraiment de quoi elle parle.
  • Pour se faire une idée, il est bon de demander directement à l’IA soit les
    sources, soit ce que dit une source que l’on connaît déjà.
  •  L’IA en ce sens peut être pratique pour vérifier quelque chose que l’on connaît
    déjà mais qu’on aurait oublié – mais qu’en vérifiant on s’en souvient, et on
    peut vérifier directement si ce que dit l’IA n’est pas trop à côté.
  •  L’IA, chantre de la vraisemblance, est pratique pour tout ce qui est tâche de

secrétariat, de formatage, administrative etc. Elle peut aider à réduire les
tâches serviles, comme la traduction – quoiqu’il faille vérifier dès qu’on rentre
dans du conceptuel.

  •  L’IA ne doit jamais être utilisée pour l’école ou l’apprentissage : l’IA devrait
    être interdite d’accès aux enfants, comme les écrans d’ailleurs.
  • N’oublions jamais que l’IA se fondent sur des données faites par l’homme, et
    que ses conversations se fondent sur l’historique des conversations : plus elle
    sera utilisée, plus il y aura du nivellement par le bas. Plus le sujet est
    spécifique et si la seule source est bonne, plus elle sera exacte. Il vaut mieux lui
    demander ce que dit Bossuet de la vraie religion, que de demander quelle est la
    vraie religion.

Ce ne sont quelques indications non exhaustives.
C’est un outil comme un autre dont l’usage correct peut aider, mais soyons vigilants
et ne croyons aux idéalistes qui en font une intelligence, et le
savoir facile, ce qu’elle n’est pas.
Aucun savoir n’est facile et l’intelligence s’éduque. Continuons à lire et à étudier
auprès de vraies autorités.
En résumé, l’IA est essentiellement utile pour tout ce qui servile et mécanique
comme les résumés, la traduction, les questions pratiques, ou de pratique générale.
Elle peut aussi aider sur des sujets très pointus, en pompant ce que les autorités de
ces domaines disent, quand ces sujets sont en dehors de la sphère de la bien-
pensance et non contestés, car trop marginaux.

Pour Dieu, pour le Roi, pour la France,
Paul de Beaulias

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