La courtoisie : un principe qui ne se négocie pas
Cet article fait suite à celui traitant de l’existence des principes en politiques, de leur
importance, et de l’urgence de les pousser au bout de leurs conséquences.
Nous nous proposons d’illustrer combien les bons principes politiques sont liés au
dogme, même quand ils n’ont pas trait à la religion. Nous avons la chance d’être issus
d’un pays chrétien depuis 496, et façonné par la surnature, au point que la foi a
modelé toutes les institutions juridiques, les coutumes, les habitudes culturelles.
L’une d’elles est la courtoisie.
La courtoisie est un principe qui devrait être non négociable pour tout Français, cela va
sans dire, mais qui devrait être universel. On ne peut pas réduire la courtoisie à un
phénomène culturel passager et relatif au milieu français, comme s’il était donc
négociable et ajustable. Ce serait dire que la femme enferrée dans l’Islam et ailleurs,
que l’absence totale de toute courtoisie nippone, sont des pratiques culturelles qui se
valent.
Non et non. Il faut abolir le relativisme et ce libéralisme évolutionniste. Ainsi, il ne faut
pas confondre les particularités et singularités – certains cuisinent au
beurre et d’autre à l’huile ou au gras de canard – des principes non négociables –
comme la courtoisie, l’honnêteté, et la hiérarchie.
La courtoisie en fait partie. C’est un principe non négociable en politique – dans le
sens de la pratique pour le bien commun – et qui fait l’honneur de tout Français. Et ce
principe n’a rien à voir avec un dogme, et pourtant on sait aussi que la courtoisie
n’existerait pas sans la chrétienté.
C’est une illustration parfaite de ces principes qui restent naturels mais qui pourtant
ne pourraient exister sans la sève chrétienne, et qui impliquent des actions
concrètes et pratiques dans la vie de tous les jours.
La courtoisie est non négociable et pourtant n’est pas un dogme. *
Saurait-on accepter de céder sur ce point une quelconque raison ? Non, car c’est un
principe à appliquer intégralement.
Et ce n’est pas pourtant pas un dogme.
Il existe ainsi des principes sur lesquels on ne doit jamais céder, et qui pourtant, ne sont pas des
dogmes.
CQFD
Nous ne dogmatisonspas, nous ne faisons que rappeler
les principes à temps et contre temps, et faisons tout pour les appliquer, car c’est
une question de principes, justement, et d’honneur !
Pour Dieu, pour le Roi, pour la France
Paul-Raymond du Lac
*On pourrait la classer parmi les vertus sociales, au même titre que la piété. Mgr Georges Chevrot, dans son ouvrage Les petites vertus du foyer, cite la courtoisie comme l’une de ces « petites » vertus, si nécessaies à la vie de famille, et en société, plus généralement.
