La Restauration spirituelle. Rappelons la nécessité du Sacre !

Sacre Charles VII Jeanne d'Arc

Depuis 1789, dans un certain sens, la seule tentative véritable de Restauration fut entreprise par Charles X, dans son sacre. L’air du temps l’en a empêché, et les autres « monarchies », mêmes légitimes, ont perdu de vue que sans le sacre, point de royauté en France. Pourtant, la restauration institutionnelle et politique ne peut commencer que dans le sacre du roi, selon la tradition immémoriale. Là, et là seulement, commencera la fin de l’esprit révolutionnaire institutionnalisé !

Le Roi et la Maison de France sont en principe inviolables. Ce premier possède déjà en lui-même un caractère sacré qui provient de sa souche immémoriale, de sa nature royale et de l’histoire. Le sacre, néanmoins, consacre la Maison de France en son roi par une renaissance en Dieu, en la France et en lui-même, comme lieutenant de Dieu sur terre. Le sacre synthétise toute l’histoire de France et tous les principes royaux dans la relation particulière du roi à l’Église. Le roi, par le sacre, devient le rempart et le glaive de Celle-ci, mais aussi un pasteur et un prophète, réincarnation de David !

Le sacre, ainsi, ne peut être que le début d’une véritable restauration intégrale ! Il est la condition sine qua non, sans laquelle rien de véritablement royal ne pourrait se faire sur le plan institutionnel et politique. Il est la garantie d’une restauration effective de l’esprit royal immémorial, et de l’efficacité divine, dans un exemple éclatant de l’union du trône et de l’autel, et dans le témoignage incarné de la reconnaissance pleine et entière des puissances célestes. Le sacre remet concrètement la hiérarchie à l’endroit, et le rôle royal dans sa normalité éternelle, à savoir relier le ciel et la terre, dans l’obéissance aux principes divins, pour la préfiguration du Royaume dès ici-bas.

Le sacre a, de plus, un double effet vertueux ! Dans un premier temps, il est ipso facto le signe qu’il est, plus qu’un possible, une réalité. Il est le signe de l’avancée de la restauration spirituelle, qui a suffisamment avancé pour lui permettre d’avoir lieu, en collaboration avec l’Église et de nombreux sujets. Le sacre, quand il a lieu, montre que les fondements sont de nouveau à l’endroit. L’espérance pour l’avenir est alors infinie, car il met en évidence la fin de siècles de travail à l’envers, de perversions toujours admises implicitement dans des principes inversés jamais remis en cause. Le sacre est en lui-même un redressement implicite des principes, dans une efficacité divine qui parle à toutes les âmes, comme il l’a toujours fait, remettant en lumière des sentiments et des dynamiques universels et éternels mais trop longtemps niés, puis ignorés… Cette ignorance actuelle, paradoxalement, est notre chance. Elle signifie aussi que la force négatrice est mourante, que la perversion active et volontaire reflue, face à un océan d’âmes en peine, qui ne savent pas qu’elles sont en peine, mais qui ont soif et ne demandent qu’à saisir la perche tendre et charitable dont le sacre est la racine.

Ici, se trouve le second effet vertueux du sacre. Celui-ci conduit naturellement à fonder une dynamique, par l’action de l’Esprit-Saint habitant les actions royales du roi et de ses sujets. Il participera à convertir les cœurs, sans violence, sans pression, sans contrainte, simplement par l’exemple d’une résolution simple et belle, d’une foi pure et résolue, d’actions intransigeantes et bonnes, dans la reconnaissance des limites humaines, de ses bornes et de ses fautes, et dans le pardon charitable, sans jamais se laisser aller à la repentance ou à l’exploitation diabolique des sentiments, mais bien à la résolution forte dont le sacre donne toute sa vigueur.

Le sacre, en outre, entraîne la renaissance véritable et nécessaire du roi enfin consacré à sa fonction dans sa complétude. Le roi sera enfin prêt, enfin complet, pour régner en tant que roi — car, une fois l’aîné des Bourbons sacré, la Restauration sera terminée, même si elle ne fera que commencer d’un point de vue institutionnel et politique —, car le roi est enfin réhabilité entièrement et complètement dans sa fonction. Avec le sacre — tel un baptême —, le roi renaît, il est le même mais aussi un autre, puisqu’il incarne désormais réellement et concrètement l’esprit divin dans son incarnation de lieutenant de Dieu sur terre, quelle que soit d’ailleurs la réalité de son pouvoir effectif. Du moment que le roi est sacré, tout change, et la Restauration peut enfin commencer dans l’ordre politique et institutionnel.

Travaillons donc au sacre de notre roi ! C’est le véritable alpha et oméga de toute action royale ! Le sacre doit être notre fin prioritaire, car seule cette fin permettra de terminer spirituellement la Révolution en installant la dynamique inverse nécessaire ; car seule cette fin sera le commencement véritable de l’histoire de France post-révolutionnaire. Le jour du sacre marquera le jour 0 de l’an 0 du règne restauré, dans la continuité historique.

Haut les cœurs ! Nourrissons notre courage et notre conviction pour participer selon nos forces à la Restauration, sans scrupule et sans complexe, naturellement et, comme toujours, sans nous focaliser sur l’esprit de la Révolution, mais en prodiguant sans cesse l’esprit royal et l’esprit divin dans les actions pratiques et concrètes car spirituellement accomplies, dont le sacre est à la fois le parangon, le vecteur agissant et le point de départ de la renaissance nécessaire à la France éternelle.

Paul-Raymond du Lac

Pour Dieu, pour le roi, pour la France !


La série « Campagne royale », signée Paul-Raymond du Lac, est composée de quatre cycles : Les principes restaurateurs ; Les conditions préalables [à la restauration] ; Les fondements de l’action ; et Place à l’action, couronnée par le manifeste. Les intitulés des articles sont les suivants :

Haut les cœurs ! Manifeste pour la restauration royale

► Les principes restaurateurs :

    1. La voie royale
    2. Soyons de bons et exemplaires sujets, des ministres entreprenants, des chevaliers zélés : premier pas vers la Restauration
    3. Sortons de toute logique d’appareil et de parti !
    4. Agissons en tant que sujets quitte à désobéir, en toute courtoisie, aux lois iniques
    5. Réinvestissons la res publica
    6. Soyons naturellement des régnicoles de la France éternelle
    7. Voyons loin, très loin : croissons et multiplions !

Les conditions préalables :

    1. Réunissons le trône et l’autel
    2. Liguons les royautés de par le monde !
    3. Unissons la famille royale

Les fondements de l’action :

    1. La Restauration intégrale. Exaltons la liturgie royale traditionnelle !
    2. La Restauration spirituelle. Rappelons la nécessité du Sacre !
    3. La Restauration réelle. Fondons le gouvernement royal pour la Restauration !
    4. La Restauration pragmatique. Restaurons les finances royales par l’impôt volontaire !
    5. La Restauration combattante. Formons une armée royale !

Place à l’action : Investissons le pays réel selon nos possibilités

    1. Envahissons la place publique via l’élection démissionnaire !
    2. Mettons le roi sur le trône !
    3. Assimilons les réfractaires !

En pratique :

    • Annexe 1. Le problème islamique
    • Annexe 2. Exemple d’esprit royal d’union nationale : hymne et drapeau

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