Le salon du trafic d’êtres humains

bébé à vendre

Bien qu’ayant une imagination débordante, je n’aurais pu imaginer qu’en France puisse se dérouler une telle manifestation. Esclavagisme de la femme sous forme de mère porteuse, achat d’enfant…

En France vers 656 déjà, Sainte Bathilde, Reine des Francs, épouse de Clovis II, a interdit le commerce d’esclaves et la vente des enfants. Louis X, le 3 juillet 1315, décide que « le sol français affranchit quiconque le touche ». Bonaparte rétablira le commerce des esclaves dans les colonies et Louis-Philippe mettra fin à celui-ci avec plusieurs mesures puis, ayant abdiqué le 24 février 1848, le décret d’abolition de l’esclavage dans les colonies sera repris par Victor Schoelcher pour être promulgué le 17 avril 1848 par le gouvernement provisoire.

Sous prétexte d’information, le salon « Désir d’enfant » (entrée gratuite) se dit centré sur la PMA (Procréation Médicalement Assistée), mais dès la première conférence : « la GPA en toute sécurité », le vrai motif de la foire commerciale est démasqué. Les slogans vantent les vertus des établissements médicaux. Des Américains présentent la GPA (Gestation Pour Autrui) comme une option abordable à 150 000 $. Le bonimenteur ukrainien fait le bébé à 37 000 €. Vous voulez un enfant qui réussisse, c’est possible mais c’est plus cher… Si l’on ne vous l’affirme pas ainsi, en revanche, le vendeur vous le fait comprendre à demi-mot. On peut même vous garantir un bébé médicalement sain.

Sous couvert d’assistance médicale à la procréation ou de lutte contre l’infertilité, les trente exposants des cliniques spécialisées ont préparé des objets et cadeaux publicitaires pour vanter la qualité de leur « prestations ». Dans un esprit de libre concurrence, comme sur un catalogue, vous choisissez les options (donneurs et types de gamètes). Le bébé est un « produit » car il s’agit de production d’être humain au même titre que n’importe quelle marchandise (capitalisme et concurrence inhérente à la mondialisation). L’argent l’emporte sur toute autre valeur. Les Ukrainiens, les Espagnols, les Canadiens prennent les meilleures parts du marché. Les États-Unis se repositionnent…

Encore une fois, le mercantilisme l’emporte sur l’amour. Il est urgent que nous prenions des décisions pour sauver le respect de la personne, de la dignité humaine, du genre humain, des lois naturelles, donc de l’intégralité du monde vivant ! […]

Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme
Prince de Parme

2 réflexions sur “Le salon du trafic d’êtres humains

  • 18 septembre 2020 à 08:17
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    Dieu ne nous a pas encore gratifié des films que nous avons vus, nous n’avons pas eu notre agrément d’adoption; c’est Sa volonté, mais jamais nous toucherons à ces horreurs que votre Altesse dénonce ici.

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  • 18 septembre 2020 à 08:18
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    CORRECTION : gratifiés, les fils que nous avons vus

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