Il faut réhabiliter la proximité !

Le marchand et l’artisan locaux sont devenus stratégiques, non seulement dans « la France des oubliés », mais aussi dans les centre-villes, les quartiers périphériques et les villages. Avec la crise, les Français ont redécouvert l’indispensable commerce de proximité, celui chez qui il n’est pas besoin de voiture pour se rendre, celui qui ouvre tôt et ferme tard, celui où on n’est pas un client anonyme.

Nos gouvernants, soucieux de toujours plus de rentabilité, transfèrent aux petits commerces le relais en matière de services indispensables, publics ou privés. On poste son courrier chez son buraliste, on retire des espèces chez son épicier. Mais où les habitants des quartiers et des villages, désormais dépourvus de bureau de poste ou d’agence bancaire, trouveront-ils ces services indispensables au quotidien si le boulanger, le marchand de journaux, la supérette du coin de la rue disparaissent eux aussi ?

Il est commode de mépriser ou de moquer le petit commerçant ou artisan qui semble n’avoir pas beaucoup « évolué » depuis le début du siècle dernier. Désormais l’argument écologique sert de justification à l’abandon des centre-villes. Mais quand il n’y a plus d’école, de bureau de poste, de commerces, les familles, seule source d’avenir, quittent les villages.

Les grandes entreprises sont et seront aidées. Des milliards vont être distribués, mais quid des petits commerçants et artisans ?

Il aurait été tellement plus judicieux et plus équitable de baisser les charges de tous. Encore une fois, les TPE et PME, premiers employeurs de France mais qui ne font pas la une des journaux, seront oubliées. Nous sommes tous inquiets pour leur avenir. Des milliers de ces commerces, qui ont pourtant montré combien ils étaient indispensables, ont sacrifié leur trésorerie lors de la première vague. En cas de retour du virus, voire de nouveau confinement, ils risquent de fermer définitivement.

Nos compatriotes sont attachés aux commerces « contacts » qui ont su s’adapter d’une manière remarquable à la situation de crise. Ils donnent une identité au quartier ou au village ; ils contribuent à la vie de proximité et rassurent les populations alentours. Les détaillants défendent les producteurs locaux et, en réduisant les transports, sont des acteurs majeurs de la dimension écologique. Ils sont créateurs de vie sociale, proposent de nouveaux services, s’adaptent par la vente en extérieur. Certains offrent même un service à domicile, si précieux aux anciens.

À tous ceux que l’on appelle les « petits commerçants et artisans », je veux dire combien votre enthousiasme et votre résistance suscitent mon admiration. Je suis très reconnaissant de votre implication et de votre motivation.

Bravo à vous tous et Merci !

Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme
Prince de Parme

Une réflexion sur “Il faut réhabiliter la proximité !

  • 22 septembre 2020 à 12:01
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    Merci à vous, Monseigneur, de votre soutien pour toutes les véritables forces vives, même si elles sont petites, de notre chère France !

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