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Vive la société inégalitaire!, par Pauline Blanche

La démocratie est un poison : elle nous met dans la tête que nous sommes tous égaux dans ce monde dans une sorte de mauvaise parodie de la vérité chrétienne qui nous rappelle que nous sommes égaux devant Dieu en tant que créatures et comme potentiels héritiers du Ciel grâce au rachat de NSJC, si encore nous faisons notre travail de chrétiens.

Le démocratisme simiesque, œuvre du diable imitant bien maladroitement la vérité divine, met l’égalité sur terre et partout. Résultat : le poison de l’envie et de la division se répand partout et sans frein, réactivé pour tout et par tout, dans les élections, dans les écoles, partout.

Et pourtant, quelle erreur ! Pourquoi ?

On sait bien que la démocratie et l’égalitarisme sont faux factuellement : nous sommes tous différents, et il y aura toujours des chefs. Pourquoi ces idéologies sont-elles si malfaisantes ? Car on déresponsabilise les chefs, en leur disant qu’ils n’en sont pas, et en faisant porter le chapeau aux « citoyens », aux « électeurs », via un orgueil distillé avec art chez les inférieurs, en leur faisant croire qu’ils sont chefs.

De la même façon, l’égalitarisme forcené est pervers à la racine car, se fondant sur le mensonge du « nous nous valons tous », il est le prétexte à exposer tout, absolument tout aux vilains sentiments de l’envie, de la jalousie et de la division, et même ce que nos anciens n’auraient jamais pu imaginer possible, même dans les délires les plus païens et démoniaques : par exemple le « genre », la « race », le fait d’être homme et pas animal et tous les délires que vous voulez.

La réalité, certes, reprend toujours ses droits, dans la douleur quand elle est niée, mais ne nous rassurons pas trop : le mensonge sur lequel se fondent ces idéologies est un poison propice aux développements de tous les vices, de l’envie, de la division, qui détruisent tout tissu social, et maintenant même le cœur des familles – ou ce qu’il en reste. Ces dégâts font d’autant plus d’âmes abîmés, quand elles ne se jettent pas en enfer…

Vous me direz que j’exagère, que faire la louange de l’inégalité est légèrement déplacé… Prenons un exemple : celui de mes quatre enfants. Et de leurs disputes.

 

Ma grande de 6 ans et mon grand de 4 ans et demi se disputent souvent.

Mon petit d’un an et demi et ma petite de 3 ans se disputent souvent.

Ma petite de 3 ans et mon grand de 4 ans et demi se disputent souvent.

 

Mais ma grande de 6 ans et mon petit d’un an et demi ne se disputent jamais. Ils ne font pas partie de la même cour.

Mon grand et mon petit se disputent rarement. Ma grande et ma petite se disputent rarement.

 

L’inégalité naturelle et foncière de l’âge et de la hiérarchie de l’aînesse : plus ils sont éloignés, moins ils se disputent, car leurs plates-bandes sont éloignées, et ils n’ont rien de commun, rien à envier mais tout à admirer dans un sens ou donner dans l’autre.

 

Mais quand les âges se rapprochent, et qu’on tend à une société d’égaux, alors là tout est bon pour être un prétexte au conflit ! Et encore, à la maison ce n’est pas démocratique, je peux vous le dire ! Alors si on leur disait en plus que c’est eux qui décident et qu’ils sont tous égaux, cela n’arrangerait pas les mauvais penchants naturels de vouloir faire comme les autres.

 

L’école, en ce sens, rassemblant les mêmes classes d’âge, sont une horreur égalitaire faisant fonctionner les enfants sur l’envie et la compétition, dans une comparaison constante : cela donne des résultats, certes, mais est-ce vraiment habituer à la vertu ?

 

La petite société familiale reflète des vérités anthropologiques sur la société dans son ensemble : quand il y avait des mondes différents et bien cloisonnés, c’était autant de digues repoussant les vices d’envie et de jalousie, parangon des sociétés de pairs, à des cénacles étroits, et donc plus facilement maîtrisables.

 

Aujourd’hui c’est la guerre généralisée à tous !

 

Alors oui, vive l’inégalité !

Et admirons les qualités du prochain !

Détestons nos péchés et nos mauvaises tendances !

Et sachons rester à notre place de sujets du roi, d’enfants adoptifs de Dieu et d’héritiers de nos ancêtres !

 

Pour Dieu, pour le Roi, pour la France

Pauline Blanche

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