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Point de paix pour les méchants, par Antoine Michel

D’aucuns s’indignent du « succès » de certains méchants ou du pseudo-bonheur
affiché par d’autres stars et puissants de ce monde. C’est un
poncif, mais tout cela n’est que de l’illusion : Dieu fait bien pleuvoir sur les bons et
sur les méchants, pour prouver son infinie miséricorde. Mais Dieu est juste, et jamais
les méchants ne connaissent le vrai bonheur.

Par « méchants » nous entendons ceux donc qui ne connaissent pas Dieu, et ceux, pire, qui le refusent –
car malheureusement il faut le dire, sans Dieu ou contre Dieu, quoiqu’il y ait une
différence de degré, on est toujours méchant. L’anthropologie et l’histoire le
montrent : derrière les fastes, derrière les paillettes, derrière les mystifications,
les embellissements, derrière l’héroïsme et la prudence charnels,
se trouvent en fait toujours le péché originel. Tous ces masques cachent un profond orgueil qui fait
semblant d’oublier sa propre misère, sa propre impuissance et sa propre « saleté » –
dont le sentiment qui colle à la peau des méchants ne peut les empêcher de
balancer entre puritanisme qui fait « plus blanc que blanc » et une vulgarité orgiaque de
débauche…
Tous les masques contemporains et modernes ne sont que de nouvelles versions
des masques païens, hérétiques et apostats, qui, in fine, ne parviennent pas à
cacher la réalité. A force d’être méchant, en effet, on perd peu à peu le sens de
l’horreur à laquelle on est habitué et à l’honneur de la véritable dignité humaine, qui
est chrétienne, car tordue par l’orgueil et les péchés qu’on tente de légitimer. Le
masque funéraire de Luther en témoigne, les effrayantes idoles païennes en
témoignent… L’homme sans Dieu, l’homme méchant et pécheur est indigne, et au fond il le sait,
mais il veut l’oublier et se crée un pseudo-confort moral et social.
Isaïe pourtant le rappelle bien, et avec lui, toute la Révélation :
« Point de paix pour les méchants » (Is, 48, 22)

C’est une conséquence logique : la seule paix véritable est celle de Dieu, de Notre-Seigneur,
celle de la Croix, celle de la joie, celle de la souffrance, celle des vertus chrétiennes, celle de
l’humilité, celle de la charité.
Que tout chrétien s’en souvienne à chaque fois qu’il pourrait se sentir découragé,
avoir des tentations d’envie et de jalousie, de dépit ou de murmure face à Dieu. Les
« joies » et la paix du monde sont illusoires. Derrière les masques, la confusion, le
trouble, le désespoir, se cache une profonde tristesse. Comme ces couples japonais, qui de
l’extérieur semblent en « paix », mais où chaque soir la vaisselle vole et les cris des
disputes retentissent.
Cela est logique : notre paix ne peut se trouver que dans l’accomplissement des
volontés divines, qui est notre fin : l’instrument ne se trouve bien que quand il se fait
bien utiliser. Et disons-le à tout chrétien qui est troublé devant l’épreuve et la Croix, qui a « le
trac » ou qui « stresse » : c’est au fond une manifestation déguisée d’un orgueil qui se

cache, et qu’il faut purifier. Plus on s’unit à Jésus-Christ dans sa Passion, plus tout
devient joyeux. On sait que l’on vaut rien, mais on fait de notre mieux quand même,
et on sait avec une douce joie que notre Bien-aimé se réjouit que nous fassions
sa volonté, et qu’il pourvoira.
Alors répétons-souvent la belle oraison suivante :

«  Dieu, de qui sont issus les saints désirs, les conseils droits et les œuvres justes,
donnez à vos serviteurs cette paix que le monde ne peut donner, afin que nos cœurs
soient soumis à vos commandements et qu’écartée par vous la crainte des ennemis,
nos temps soient paisibles sous votre protection.» (tirée du missel)

Tous les méchants, ceux qui sont sans Dieu et contre Dieu, n’ont pas la paix. Et cela
doit nous enflammer de charité pour leur partager notre trésor, Jésus, tout
simplement.
Pour Dieu, pour le Roi, pour la France
Antoine Michel

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