Quelle aristocratie pour demain ? Entretien avec François Bert

La République est un régime aristocratique qui donne le pouvoir à ceux qui semblent être les meilleurs aux yeux des électeurs, pourtant nous peinons à y voir des chefs dans lesquels avoir réellement confiance. Pour restaurer une société qui soit ordonnée au Bien Commun, question cruciale est celle de savoir à qui nous confions la tâche de décider. L’expérience moderne nous a montré que la seule science politique ne suffit pas à former une élite capable de remplir cette fonction. Il nous faut des chefs. De véritables chefs naturels qui, à tous les échelons de la société, sauront être les serviteurs d’un projet commun et tirer le meilleur de chacun pour le réaliser. Mais comment les identifier afin de donner à chacun la place qui lui convient et par laquelle il pourra s’épanouir au service de tous ? Comment recréer une authentique aristocratie qui saura servir bien mieux qu’être servie.

Entretien de Swann Cimbé-Brianceau, membre du comité directeur du Cercle d’Action Légitimiste (CAL), avec François Bert :

5 réflexions sur “Quelle aristocratie pour demain ? Entretien avec François Bert

  • 3 février 2022 à 13h16
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    Un chef doit avoir dans son cœur et son esprit le code de la chevalerie.

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  • 4 février 2022 à 10h47
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    Oui, mais il doit aussi montrer à ceux qu’il dirige qu’il est capable, le cas échéant, de faire ce qu’il leur demande de faire…

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  • 4 février 2022 à 11h04
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    Il est piquant de savoir que le « res publica » des anciens Romains signifie « le bien commun »… et encore plus piquant de constater aisément que la meilleure république en France, a été la monarchie qui, lorsque le roi était bien conscient de son rôle, savait trouver les chefs naturels qui placés aux lieux idoines (the right man at the right place !), servaient effectivement l’intérêt général…

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  • 5 février 2022 à 16h22
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    Cet exposé est à la fois intéressant et décevant. Il est intéressant en ce qu’il fournit des lumières sur le mécanisme de la bonne décision, question fondamentale pour la fonction du souverain (cf Carl Schmitt). Il est décevant parce qu’il évite systématiquement le problème de l’idéologie. Si en effet l’élection ne permet pas de dégager de vrais chefs (la clasa discutidora décrite par Donoso Cortès), c’est parce que l’idéologie qui conditionne ce choix est omniprésente dans le bagage des acteurs politiques. Il n’est possible de rétablir le fonctionnement d’un pouvoir bienfaisant tant que cette idéologie est prégnante dans nos cerveaux. En d’autres termes, il suppose le problème résolu, alors que c’est tragiquement faux.

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