Les élections – Pause comique, par Pauline Blanche

 

J’ai reçu hier une enveloppe bien bourrée portant la mention « urgent ».

J’ouvre : une liasse bien épaisse de portraits bariolés de tous les « candidats », avec de petits papiers pliés avec leurs noms.

Ah oui, je suis inscrite sur les listes consulaires, j’avais oublié.

 

Heureusement qu’ils se battent pour la « terre mère », avec ces kilos de papier envoyés à chaque « citoyen » en France – titre que je possède toujours malgré le fait que je sois non-vaccinée, c’est certainement une erreur qu’ils sauront bien corriger assez tôt.

Ils semblent avoir une armée de fonctionnaires aussi pour plier soigneusement tous ces papiers, sans en oublier aucun… comme si le jeu était équitable.

En revanche, quand vous avez besoin d’un service, il faut repasser – soyons honnêtes, au service consulaire on se fait encore à peu près servir correctement, rien à voir avec le service pour les citoyens qui vivent en France…

 

Vraiment, ce n’était pas la peine : j’irais voter avec les pieds sous la table. Vote blanc et nul ne sont pas comptabilisés, alors l’abstention est encore ce qu’il y a de mieux.

Et puis je veux bien que la liturgie républicaine ou la comédie démocratique ait besoin de son manège, mais quitte à faire une dictature autant qu’elle s’assume franchement ; on pourrait au moins cesser de perdre du temps avec ces élections foncièrement inutiles. Et de cette façon nous pourrions plus légitimement prendre les armes et la tâche serait facilitée tant pour les persécuteurs que les persécutés.

 

Bref, avant de jeter tout cela, je me suis dit « amusons-nous »… et je regarde juste les slogans.

 

Celui de Macron : « Nous tous »… Avec sa tête derrière, comme s’il disait pour parler de lui « Nous tous ». En gros, un nous de majesté disant : « moi je suis tous », dans une sorte de caricature inversée d’une incarnation monarchique dévoyée et satanique…

Vraiment, on se demande qui a pondu quelque chose d’aussi ridicule : certainement un affidé qui a rapidement griffonné une idée sur un coin de table, pour céder à l’obligation religieuse de la démocratie totalitaire : le vote. L’hypocrisie est au comble : sondages truqués, absence de l’intéressé qui veut se croire chef de guerre à tous les débats… Tout est plié comme dans les démocraties bananières…

 

Puis je tourne la page : là, Marine le Pen avec « Femme d’Etat ».

Avec Macron on était au niveau « je me fous de vous sans me cacher », là on est dans le ridicule absolu moderniste et féminisant.

Merci, on passera, nous avons besoin « d’hommes d’Etat », comme une Isabelle la Catholique par exemple, et pas une « femme d’Etat », sorte de « fille publique » n’est-ce pas…

 

Bref, je jette tout cela à la poubelle sans aller plus loin, j’ai d’autres choses à faire. Comme éduquer mes enfants, prier pour le Roi, faire pénitence pour les pêcheurs. Et il y a du boulot !

 

Pour Dieu, pour le Roi, pour la France

Pauline Blanche

 

2 réflexions sur “Les élections – Pause comique, par Pauline Blanche

  • 6 avril 2022 à 10h36
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    Madame, malgré tout le respect que je vous dois, laissez-moi vous dire que vous ne comprenez rien à la question, car l’abstention est une attitude politique de renoncement, qui ne se justifie que lorsque toutes les options offertes présentent un même caractère de nocivité, mais aussi ne permettent pas de renforcer les meilleurs. Cette attitude est malheureusement très fréquente parmi les gens de nos idées, car elle prétend laisser à la Providence le soin de guérir nos malheurs. « Nunc dimittis » déclare Syméon, Maintenant tu peux me laisser mourir! Mais Syméon avait vu un nourrisson présenté au temple. Là, nous voyons les escrocs débiter leurs mensonges. Or il y a toujours un escroc moins menteur que les autres. Il faut voter pour celui-là, même si le poids du bulletin est infime.

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  • 25 avril 2022 à 11h38
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    Depuis la présidentielle de 2017, je garde dans un lutin toute la « paperasse électorale » de chaque candidat, avec leurs résultats au niveau national, régional, départemental et communal pour la commune où j’habite… et donc pour la triste et lamentable édition que nous venons de subir, le « femme d’Etat » de madame Le Pen m’a bien fait rire !
    Non parce qu’il n’ y a pas de femmes capables d’être chef d’Etat, la liste est tout de même longue depuis l’Antiquité, mais parce que cette affirmation à mes yeux tellement présomptueuse est bien évidement le revers de la médaille…
    je ne doute pas un instant des sentiments patriotique de Mme Le Pen, mais je constate qu’élection après élection, le nom de le Pen rend impossible la victoire du camp patriote, et qu’il agit comme une malédiction…

    Elle n’a jamais été à la hauteur des enjeux, et même si elle a fait un meilleur débat par rapport à celui de 2017, elle ne s’est jamais montré combative et n’a pas su taper sur la macronie là où ca pouvait faire mal !

    La famille Le Pen doit quitter la scène politique… mais alors par qui les remplacer ? M. Ciotti, l’un des rares LR à avoir des convictions pour la France ? Parce que pour les autres, c’est déjà la course aux places auprès du détestable occupant de l’Elysée… Quelle tristesse !

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