Blasphème et décapitation (2/4) : le refus du blasphème, une loi naturelle

blasphème décalogue

Tout le monde est scandalisé de cette décapitation pour de simples caricatures. La disproportion entre le crime et la punition est choquante, c’est un fait, et le procédé violent et injuste, mais, sur le fond, le blasphème est bien quelque chose de mal qui mérite d’être puni — pas de cette manière, néanmoins !

La loi naturelle reprend ses droits, mais d’une façon violente : le blasphème et le sacrilège sont interdits par le second commandement du Décalogue. L’histoire nous apprend que toute société possède un sanctuaire qu’il ne faut pas toucher, sous peine de punitions sévères — tabous des sociétés primitives, blasphèmes des sociétés anciennes, sacralisation républicaine aujourd’hui.

Le scandale est donc d’insulter le sacré ! Le problème actuel, c’est que chacun place le sacré sur des objets différents. C’est l’effet de la démocratie, qui subjectivise le sacré !

Dans l’ancienne France, le blasphème concernait le vrai Dieu et ses représentants. Il était puni, ou plutôt il pouvait être puni. En cas de septième récidive avéré, le droit prévoyait jusqu’à la possibilité de prononcer la peine de mort — peine maximale, qu’un juge n’était jamais obligé d’appliquer, évidemment. Dans le XVIIIe siècle, peu de monde fut inquiété pour blasphème — bien que les occasions furent nombreuses, l’irréligion étant devenue générale… Précisons encore que le crime de blasphème ne concerne pas le pêché de blasphème, mais bien des actes qui atteignent l’ordre public et le bien commun — et, donc, souvent en lien avec des actes sacrilèges.

En islam, le blasphème concerne le faux dieu et le faux prophète Mahomet. Du moins, l’objet reste spécifié et clair. L’objet du sacré n’étant pas le vrai Dieu, le Dieu de l’Amour et de la Charité, la punition est extrêmement dure et cruelle : voyez la décapitation à Conflans !

En République, moderne et progressiste, le blasphème n’est plus un crime, nominalement en tout cas. En vérité il l’est toujours, mais le sacré a viré de la sphère du monde invisible — que ce soit celui du vrai Dieu, des fausses divinités ou des idoles — à la sphère du monde idéel, de la république et de ses fameuses « valeurs ». En conséquence, le crime est puni sévèrement : voyez l’extermination vendéenne, qui sévit contre les coupables du blasphème contre la république, assimilé à un crime de lèse-divinité ! Pas de procès ; expédition directe par les couteaux ! Le XXIe siècle ne change pas fondamentalement la donne : vous serez exécutés moralement par le bannissement et la censure, parfois par la prison, si vous exprimez des idées non républicaines. Remarquons encore qu’en démocratie, le sacré est flottant et donc changeant. Il est subjectif, et donc soumis à tous les abus. On peut être accusé de blasphème sans même savoir que l’on s’attaque au sacré (tordu et faux, évidemment) de la république…

Ainsi, ce tragique événement nous enseigne un pan de la loi naturelle : le blasphème, intrinsèquement, est un crime contre-nature qui appelle la punition.

Si ce genre de décapitation se passe dans notre pays, c’est parce que le régime fait semblant de croire que le blasphème n’est pas crime — pire, que c’est une bonne chose ! Nous sommes encore dans une inversion de la loi naturelle ! D’où des conséquences terribles : une application barbare et expéditive de la justice naturelle, ignorée, voire oubliée depuis longtemps par les républicains du XXIe siècle.

Il n’existe qu’une solution : rétablir la royauté catholique et le crime de blasphème catholique, objectif et clair, avec à la clé une punition douce et charitable, car son but doit être la conversion des pêcheurs. Les musulmans de France pourront être rassurés : les insultes et la diffamation gratuites pour blesser leur foi — aussi fausse soit cette dernière — ne seront pas tolérées. Ces injures ne seront pas punies en tant que blasphème, évidemment, puisque Mahomet est un faux prophète et le dieu des musulmans, un faux dieu, mais en tant que diffamation blessante. Pour vivre ensemble, il vaut mieux ne pas s’insulter.

Pour les autres, nostalgiques des erreurs révolutionnaires qui veulent faire croire que la liberté d’expression est une bonne chose, et que blesser inutilement est bon, nous ne leur demanderons qu’une chose : préférez-vous l’ordre catholique, où il sera interdit de blasphémer la religion, mais sans décapitation, ou l’ordre islamique, qui vous fera tous massacrer ? À vous de choisir… 

À suivre…

Antoine Michel

Pour Dieu, pour le roi, pour la France !


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Une réflexion sur “Blasphème et décapitation (2/4) : le refus du blasphème, une loi naturelle

  • 28 octobre 2020 à 08:07
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    J’ose espérer que le jour béni où la royauté sera rétablie en FRANCE, elle laissera à tous la liberté de conscience en instaurant la protections des préceptes « religieux » de chacun, donc la répression du blasphème, ou catholique, ou musulman même.

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