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Les ravages du féminisme

Il ne s’agit pas de procéder à un développement analytique et exhaustif de la question, qui ne saurait se trouver dans un simple article. Nous partons du principe que les lecteurs, plus ou moins avertis, ont une conscience aiguë de la dangerosité destructive et subversive des féminismes.

Nous ne prendrons ici qu’un exemple, qui permet d’illustrer in situ les conséquences normales du féminisme chez des trentenaires. Prenons la femme lambda de 35 ans, éduquée donc entre les années 1990 et 2000. Elle a été biberonnée au féminisme intégral sans aucun recul, sans les lignes rouges des générations précédentes, et sans encore toutes les destructions vulgaires qui se développent sous nos yeux. La pilule est une habitude acquise, la fermeture à la vie est un principe, le mariage reste une idée vague (si encore on vient d’un milieu ou d’une région était encore bien catholique) consistant avant tout à une grande fête pas très digne. Le travail de la femme est un autre acquis, la détestation de tout ce qui est féminin. Et tant la modestie, l’éducation des enfants, l’obéissance à son mari, sont des idées inexistantes.

Nous ne parlons pas d’une femme positivement féministe, en ce sens où elle serait idéologisée. Non, simplement une femme lambda dont le cerveau est lavé.

Elle a passé son lycée puis sa vingtaine, d’aventure en aventures, à exploser son corps jeune. L’avortement a été commis sans vergogne, sans même vraiment se rendre compte s’il faut, certainement plusieurs fois. Narcissisme et cynisme sont comme intégrés dans la relation à l’homme, et à la société.

Mais n’étant pas idéologue, la réalité naturelle revient vite : on vieillit, on se rend compte qu’on a besoin de compagnie (a minima). L’instinct maternel cherche un enfant, avec la pression sociale, car, nature oblige, vers 30 ans toutes les copines commencent à se marier. En France, dans le tas, on a peut-être un contre-exemple gênant mais fascinant d’une « convertie tradi », qui très bonne copine fait tout l’inverse : modestie, mariage, femme au foyer, enfant sur enfant…

Bref, la femme contemporaine, tiraillée entre sa nature, et sa contre-nature volontaire inculquée et devenant seconde nature, vit tant bien que mal, en tentant de calmer les symptômes des maux sans régler les problèmes de fond. Deux individus vivant côte à côte, mais pas de couple véritable. On cherche à satisfaire l’égoïsme de chacun pour que cela tienne, par des voyages, des pseudo-projets, le travail, des « aventures » ailleurs.

Un enfant arrive, s’il arrive encore, pour céder un peu à la nature et à la pression sociale, mais il sera fatalement seul, si encore le couple résiste plus d’un an, trois ans ou cinq ans au choc du divorce. Avec l’enfant, la nature revient plus fortement, et il est plus difficile de tricher, mais on continue de tricher.

L’homme, enfant attardé, et manquant de virilité, se perd dans des gamineries irresponsables (foot, étude, finance, ce que vous voulez, tout est bon). Il ne voudra pas gagner de l’argent pour la famille. Sa femme est très coupable, puisqu’elle exige que son mari, dont elle est plus la mère que l’épouse (et encore), qu’il prenne le rôle de mère par rapport à l’enfant. Ce, afin qu’elle continue de travailler comme un homme, ne rendant pas « nécessaire » le travail de son mari et le confortant dans son infantilisation (que le narcissisme féminin suscitée par la blessure originelle aime tant). Elle ne veut pas être mère au foyer, et crée sans cesse des tensions avec un mari en manque de virilité. Son tort réside surtout dans son attitude : n’étant pas docile et obéissante (au sens plénier), elle n’aide son mari dans sa virilité.

Ce n’est qu’un exemple type, qui peut varier à l’infini des situations, et donc approximatif, mais dans les grandes lignes cet exemple-type ne nous rappellerait-il pas de nos contemporains ?

On voit mal comment tout cela peut bien finir, comment l’enfant baladé à la crèche, jamais posé, toujours devant le spectacle des disputes et tensions des parents, balloté par les contradictions constantes (et on ne parle même pas des familles divorcées, recomposées, et surcomposées…nous ne parlons que de l’exemple-type de couples « mariés » qui se tiennent un minimum…)

Beaucoup de tristesse…

Soyons ainsi charitable : pour celles qui n’ont pas encore mis le doigt dans l’engrenage fatal, il faut les prévenir dans la mesure du possible.

Sinon on ne peut prévenir que par l’exemple, un exemple de longue haleine, sans concession, doux mais ferme, décidé et intransigeant. Ensuite les prières, les sacrifices et le travail du temps feront quelque chose à l’affaire. Sans compter les épreuves de Dieu qui viennent ébranler ces illusions contre-nature chez ceux qui gardent un peu de bonne volonté.

Pour Dieu, pour le Roi, pour la France, 

Pauline Blanche

Pour aller plus loin : https://www.rayonneraufeminin.com/2026/02/18/mon-corps-cadeau-de-dieu-vivre-la-feminite-dans-la-dignite/

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