La républicanisation de la France est sa paganisation, sa paganisation est sa barbarisation, par Paul-Raymond du Lac

Les institutions en France sont de plus en plus déchristianisées, c’est un fait.

Et le pays lui-même, le pays réel, aussi.

Le désordre ne cesse de s’approfondir : plus personne n’est épargné.

Nous sommes descendus bien bas : mais cela peut encore aller bien plus bas.

Il faut vraiment se convaincre que sans la foi catholique, rien ne sera récupérable, et que rien de bon ne pourra véritablement sortir de ce magma républicain, apostat et donc barbare.

Regardez : viols, violences, assassinats se multiplient, et peut-être au plus près de chez vous.

Est-ce simplement du laxisme ?

Si seulement cela pouvait être… Les lois, encore issues pour un certain nombre du fond chrétien de notre pays, sont des moins en moins justes, et de nombreuses sont contre-natures (« mariage » pour tous, divorce, interdiction de l’école à la maison, obligation vaccinale, contraception, dissolution des familles en supprimant l’autorité du chef de famille, le droit d’aînesse, etc, etc).

En pratique aussi notre droit se barbarise : il redevient personnel. C’est un fait : vous ne serez pas jugé de la même façon selon que vous soyez blanc, arabe et musulman ou noir. Votre « nation » déterminera la loi applicable, et ainsi les violeurs courent les rues, qu’ils soient pédophiles pervers se cachant derrière le « consentement des enfants », ou envahisseurs invités pour souiller ce qui reste de français en France. En revanche, un blanc sera condamné à la prison pour s’être défendu légitimement.

Cela peut-il être pire ?

Évidemment.

Mais heureusement il reste encore un peu de christianisme dans ce pays, et le Roi de France, fils aîné de l’Église, reste notre père. Voilà les seules choses qui font encore tenir le pays.

Car j’aimerais vraiment vous transmettre un message, terrible : la paganisation, qui plus est apostate en France (donc en reniement frontal avec notre Seigneur) ne peut donner qu’une tyrannie terrible, qui sera d’autant plus terrible qu’elle est perversement douce et contraint les âmes et non les corps – la contrainte des corps arrivant.

Pour vous convaincre, j’aimerais prendre l’exemple d’un article d’une charte japonaise du 13e siècle, proclamée en 1232, pour être précis, par le « shogoun (généralissime) » de l’époque qui remet de l’ordre après des années troublées.

Sa charte, héritant des lois impériales passées, devient le fondement du droit pour des siècles, et restera nominalement la référence jusqu’à la restauration de 1868. Les principes qu’elle pose sont une bonne indication pour connaître la nature de la loi au Japon à cette époque, et sentir quelque peu ce que c’est qu’une loi païenne civilisée et de haute facture – car nous sommes en pays très civilisé, pas chez les Caraïbes ou autre peuple dits « primitifs », sans écrit, et sans grand raffinement, qui se mangeaient les uns les autres de façon tout à fait légitime.

C’est l’article 34 du « 御成敗式目(go seibai shikimoku»1.

Avant de vous révéler sa teneur, j’aimerais vous poser trois questions :

– Doit-on plus punir le viol d’une vierge « prise » sur la place publique ou un adultère consentant ?

– Doit-on plus punir le viol d’une vierge sur la place publique par un laïc ou celui commis par un moine ?

Les réponses sont évidentes me direz-vous… ou pas.

Voilà celles que donnent l’article 34 :

– Les coupables d’un adultère consentant, ou pas, seront condamnés à la confiscation de la moitié de leur bien et la déchéance de leurs offices.

– Le viol d’une vierge sur la voie publique sera condamné d’une assignation à résidence et une suspension de travail de 100 jours. S’il n’a pas d’office, il sera condamné à se faire raser la moitié de sa tête.

– Le viol d’une vierge sur la voie publique par un moine sera puni avec plus de bienveillance.

En japonais, le mot utilisé pour « vierge » est en fait « fille » par opposition à « femme mariée » : seul le mariage ou non compte.

La morale importe peu.

Il faut protéger les lignées et les familles des grands noms : l’adultère est alors terrible est sévèrement punis.

Après pour le reste…

Mais on respecte les clercs, alors ils sont moins punis…

Ce n’est qu’un exemple de la normalité païenne que nous n’imaginons plus mais qui peut revenir plus vite qu’on ne le croit…

Alors vite la Restauration !

Et vite, convertissons-nous !

Pour Dieu, pour le Roi, pour la France

Paul-Raymond du Lac

1Tiré de 中世政治社会思想(下)aux éditions Iwanami, qui compiles les retranscriptions des textes de lois principaux du moyen-âge japonais.

10 réflexions sur “La républicanisation de la France est sa paganisation, sa paganisation est sa barbarisation, par Paul-Raymond du Lac

  • 21 novembre 2022 à 14h58
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    La France se paganiserait donc ? J’ai envie de dire : Si seulement ! à tout prendre, je préfère encore un bon païen à l’ancienne à un sécularisé d’aujourd’hui. Le christianisme a fleuri dans des sociétés païennes, donc religieuses à tout le moins ; il n’aurait pas pu fleurir s’il était né aujourd’hui, et d’ailleurs il décroit. Si seulement ! Hélas, ce n’est pas le cas. La société que vous décrivez, la France d’aujourd’hui, n’est pas une France paganisée, mais une France sécularisée. Le christianisme partant, rien ne va le remplacer. Je vous renvoie sur ce point aux analyses de Chantal Delsol. Je pense donc que vous commettez ici une erreur d’interprétation.

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    • 22 novembre 2022 à 9h59
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      Cher Monsieur, il faudrait se mettre d’accord sur le concept de paganisation – que j’auai du clarifier, mais je vous assure que hier comme aujourd’hui le christianisme fleurit, en toutes circonstances. Et que le paganisme est justement avant tout une sécularisation, puisqu’elle est une absorption du religieux dans le temporel, avec le bonheur teporel devenant l’horizon du salut (et toutes les idéologies modernes en ce sens sont des religions temporelles panthéistes): en ce sens nous revenons à un néo paganisme. Une France sécularisée, c’est justement une France paganisée. C’est exactement ce que je veux dire
      Et ayant l’expérience de la société païenne, je vous assure que c’est barbare, plus ou moins raffiné, et plus ou moins forcé par le réel de respecter le minimum syndical naturel (mais dans la limite du pas de vagues). La haine anti-chrétienne chez lespaïens comme chez les apostats se traduit d’ailleurs de la même façon, car la religion chrétienne détruit l’horizon ssotérioligue purement païenne et la fusion religio-politique

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    • 23 novembre 2022 à 13h35
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      Je vous accorde que le christianisme peut relever le défi de la sécularisation et renaître de ses cendres en Occident. Pour le reste, le paganisme n’est pas une sécularisation du monde, vu que les anciens païens voyaient le divin pratiquement partout. Ce que vous appelez « néo-paganisme » n’est pas du tout une renaissance du paganisme ancien (celui de « nos ancêtres les Gaulois » par exemple), mais une forme particulièrement subtile de sécularisation : puisque le divin a été banni du monde, certains entreprennent de le réintroduire sous une forme anarchique et individualiste, chacun selon son bon plaisir. Mais ce n’est toujours pas du paganisme. Un Grec, un Romain, un Celte d’avant le Christ ne s’y serait pas reconnu.

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      • 29 novembre 2022 à 8h00
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        Cher Monsieur, je vous remercie de votre réponse. Je pense vraiment qu’il y a un soucis sur votre vision du paganisme, qui voit « le divin » partout. Notre époque est identique, le divin c’est la science, le divin c’est la technique, le divin c’est la matière, et on le met partout…
        JE suis d’accord sur le n’ao-paganisme!
        Et je dis juste que malgré les apparences, les anciens paganismes sont aussi des supers sociétés sécularisés (mais, on ne connaissait pas en fait ce qu’était une société non sécularisée, donc personne n’en parlait évidemment)!
        Je suis venu au Japon car je voyais un pâys hyper religieux, qui mettait le divin partout: et cela est vrai dans le sens que vous dites.
        Et je me suis rendu compte au bout de 15 ans que tout cela était du flan, petit à petit et à mon corps défendant, que les « mérites » des paganismes sont en fait une projection de ce qui est chréiten (qui nous est familier) sur des sociétés non-chrétiennes (qu’on ne veut pas voir comme elles sont, car cela fait mal et destabilise!)
        Cherchez sur Le rouge et le noir, antichroniques, Causeries japonaises ce que j’écrivais il y a des années… Les enseignements ne sont pas faux, mais je ne parlais pas de la réalité Japon, mais de son retraitement par les humanistes nippons qui ont arrangé leur histoire par mimétisme christianisant…

        Chaque paganisme est certes différent, et certainement que l’Ancien ne serait pas reconnu aujourd’hui, car les dogmes sont différents,
        Mais bizarrement le païen se serait bien adapté
        Regardez la chine communiste comme elle s’adapte bien! confucianisme et communisme même combat
        Idem pour la modernisation du Japon sous lère Meiji.
        Le païen comprend très bien le fpormalisme, une justice vengeresse pointilleuse, le don et contre-don, le volontarisme effréné, etc.
        Certes notre pays, encore avec des restes chrétiens, s’approchent plus de l’anarchie qu’autre chose,
        mais l’anarchie conduit par force à un totalitarisme: les sociétés païennes et primitives sont ces sociétés là.
        Si vous voulez, à la limite, on pourrait dire qu’une société païenne de haute civilisation est celle qui est raffinée dans le totalitarisme et sait prendre des techniques moins violentes pour rendre esclave sa population (et là aussi cela fait penser à des choses très actuelles)
        En union de prières
        Soyez assurés des mes sentiments distingués

        ps: une question, pourquoi tenir autant au mot « païen »? Je le faisais aussi, mais c’est une illusion tenace et dangereuse qui peut faire croire qu’on peut avoir les fruits d’une société chrétienne sans chrétienneté…

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        • 29 novembre 2022 à 10h57
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          Cher Monsieur, je suis loin d’avoir votre connaissance du Japon, n’y étant jamais allé. Ceci dit, le Japon ne me semble pas bien moins sécularisé que la France, la religion y étant affaire de goûts, les gens voulant un mariage à l’église pour des raisons esthétiques plus que religieuses par exemple ; je pourrais citer aussi l’excellent anime « Neon Genesis Evangelion », remplie de références au christianisme, non pour appuyer un propos chrétien, mais « parce que c’est cool » (d’après les paroles de Hideaki Anno, créateur de la série).
          Pour revenir sur votre propos initial, je maintiens que le néo-paganisme que nous pouvons observer aujourd’hui n’est pas une véritable renaissance du paganisme. Encore une fois, un vrai païen d’avant le Christ ne s’y serait pas reconnu. Votre analyse me semble défectueuse dans la mesure où elle ne permet pas de saisir l’effroyable singularité du projet moderne et de la sécularisation. Un monde sécularisé n’est pas un monde païen, mais un monde post-chrétien, où plus personne ne croit en rien (et surtout pas en la science, personne ne déifie la science).
          Je suis cependant d’accord avec vous pour souligner les défauts de l’ancien paganisme. Il est dur, rigoureux, sans miséricorde et sans salut. Mais au moins, il est religieux, il est traditionnel (il l’est même trop, puisque la religion s’identifie à la cité), il reconnaît l’existence d’une transcendance. C’est pourquoi saint Paul pouvait dire aux Athéniens qu’ils étaient « religieux jusqu’à l’excès » (Actes des Apôtres 17, 22, trad. Port-Royal) ; pourrait-il le dire aujourd’hui ?
          Pierre de Meuse vous avait conseillé de lire Thibon ; pour ma part, je vous suggère, en toute charité, de lire ‘L’Œil d’Appolon » de G.K. Chesterton, où le Père Brown décrit en quelques lignes la différence entre le paganisme d’hier et celui d’aujourd’hui.

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  • 22 novembre 2022 à 7h35
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    Je partage entièrement l’avis de Grégoire Legrand, et ce n’est pas la première fois que je remarque que l’équipe Lacvivier-Beaulias-du Lac s’enferre dans ce même contresens. De surcroît, une telle attitude, qui consiste à soumettre tous les comportements sociaux à la morale individuelle conduit inévitablement, non au royalisme, mais à la démocratie chrétienne. Je rappelle à ces respectables messieurs que Félicité de Lamennais a commencé par être un ultra-royaliste, aux idées si tranchées que même Bonald s’est cru obligé de l’exhorter à moins de cléricalisme. On a vu comment Lamennais a tourné par la suite.

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    • 22 novembre 2022 à 10h04
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      Cher Monsieur, il faut comprendre, il n’ya aucun cléricalisme et encore moins de libéralisme dans mes propis mais le constat d’une réalité que j’analyse avec le concept de « paganisation » qui n’est pas je pense ‘image que vous en avez, mais l’arrivée vers une société « non-chrétienne » qui en connait plus que l’horizon de l’homme déchu et du bonheur temporel. Il est regrettable de constater un certain angélisme face au paganisme qui fait le lit de la nouvelle ddroite, et qui oublie la réalité qu’elle signifie, même dans sees formes les plus civilisées.
      Nous sommes un être politique et avons besoin de la politique, de la société, et il faut que tous nos actes soient sanctifiés par la grâce, dans une connaissance et une approbation de notre nature, cultivé pour elle-même.
      C’est bien la conversion de chacun qui christianise les institutions, et pas l’inverse, il suffit de regarder l’histoire
      Et pour nous français la restauration est un prérequis car justement elle est très chrétienne
      Et que la monarchie est manifestement le régime le plus divin dans le sens qu’il reflète l’ordre divin le plus fidélement, dans son autorité, obéissance, etc

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      • 26 novembre 2022 à 13h25
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        Le mot de paganisation ne signifie nullement et ne peut signifier seulement une société non-chrétienne. Parce qu’il y a des sociétés fondées sur une religion de la cité et des sociétés non-religieuses. Le paganisme désigne une attitude religieuse et non irréligieuse. Que vous disiez que nous allons vers une société non-chrétienne, c’est acceptable. Que vous disiez votre horreur du paganisme à Rome, à Carthage ou au Japon, d’accord, c’est votre opinion et elle mérite d’êtes entendue. Mais que vous disiez que nous retournons au paganisme, c’est un non-sens. Les païens avaient une conception du monde fondée sur l’immanence, mais ils n’en admettaient pas moins l’hétéronomie des sociétés humaines. Ils pratiquaient les rites de soumission à l’invisible, et, conséquence de leur pensée immanentiste, ils honoraient les dieux partout. Rien ne traduit mieux l’attitude des Anciens que ce propos d’Aristote à qui on posait la question des arguments à tenir en face d’une secte qui sévissait à Athènes: » À celui qui insulte les dieux et son père, on n’oppose pas d’arguments, mais des coups de bâton. » Cela nous montre que le paganisme exclut la notion d’émancipation de l’homme et d’ailleurs il ne croit pas que l’homme soit déchu. Or la société où nous vivons met l’émancipation à toutes les sauces, et tant qu’elle tiendra cette norme pour essentielle, elle sera le contraire d’une société païenne. Comprenez-moi, cher Monsieur, si je me permets de tiquer sur une question de vocabulaire, c’est parce qu’un mot que l’on utilise à tort empêche de penser correctement car il nous prive de sens. Je sais bien que, dans un certain argumentaire catholique, « païen » et « paillard » sont synonymes, mais cela ne devrait pas être le langage que vous entendez tenir pour nous faire réfléchir. Quant à la Nouvelle Droite, l’épouvantail que vous brandissez n’a rien à voir avec la question. Lisez Thibon, qui était thomiste, pas du tout « Nouvelle Droite », catholique et royaliste, et je suis sûr que vous y trouverez de pistes sur ce sujet.

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        • 29 novembre 2022 à 7h49
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          Cher Monsieur,
          Je pense vraiment qu’il y a un problème de vocabulaire d’une part et une idéalisation désastreuse des paganismes anciens d’autre part.
          Sur le vocabulaire: toute religion fausse, et qui n’est pas directement une hérésie ou une dégénerescence de sectes hérétiques, est dite païenne dans la tradition catholique, si je ne m’abuse.
          /le grand mal humaniste est d’avoir oublié la réalité païenne du fait de la distance temporelle – ce qu’on pourrait comprendre – mais cela ne change pas la folie païenne.
          Sur le fond: L’immanence n’est pas spécialement une caractéristique de paganisme, qui peut être certes panthéisme, souvent, mais en même temps souvent matérialiste (avec des matières subtiles certes mais des matières quand même), des polityhéismes, et même de pures idolatries (totems, cité, patriotisme, ce que vous voulez). L’attitude irreligieuse est justement aussi religieuse, et nos sociétés contemporaines sont hyper religieuses, car la nature religieuse de l’homme lui est naturelle. Les idéologies contemporaines sont les doctrines des nouvelles religions, qui ont une morale et demandent des actes conformes au dogme et aux commandements de ces neo-religions.
          Après il y a des degrés dans l’erreur, et dans la force du sentiment religieux, ce qui fait les différences de plus ou de moins entre les fausses religions.
          Mais c’est du plus ou du moins, pas des différences de nature.

          Je lirai Thibon.
          Je vois très bien les enseignements que les fausses religions apportent sur notre nature humaine, en creux, car notre nature ne change pas, et cela ne veut rien dire sur les personnes païennes honnêtes malgré les erreurs dans lesquels ils vivent, mais c’est du détail par rapport au fond d’une part, et aux lignes de forces par ailleurs.
          Je vous conseillerai de lire un peu les missionnaires ici et là, pour sentir un peu ce que le paganisme veut dire
          Et tous les paganismes sont dégénérés cas se fondant sur l’horreur, c’est un fait. EN ce sens, notre temps se fondant sur de grosses erreurs est dégénérés
          La seule orioginalité de notre temps est la dimension de l’erreur, uniforme à presque toute la planète…

          La nouvelle droite n’est pas un épouvantail: ils sont au fond les pseudo-humanistes du xxie hyper révolutionnaire derrière des traditions inventés de toute pièce.
          Par exemple, les délires celtiques: d’aaccord, mais alors remettons les sacrifices humains, qu’ils faisaient massivement.

          Comprenez-moi, une société non chrétienne est forcément païenne. Et l’hérésie même, l’aposasie même, éloignant à grande vitesse de Dieu enfonce une société dans un paganisme extrêmement erroné, créant du totalitarisme (ce qui « est une nécessité naturelle dans le contexte de la nature péché, car sinon ce serait l’anarchie)
          Mes amitiés
          En espérant que nous pourrons formaliser un débat sur ce sujet un jour, car le sujet me semble important, et je me rends compte qu’il existe certaines idées toutes faites sur ce sujet plutôt erronés assez répandus, bien plus que ce que je croyais.

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  • 30 novembre 2022 à 7h44
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    Cher Monsieur,
    Nous sommes d’accord pour dire qu’il s’agit d’un problème de vocabulaire, mais justement, le vocabulaire cache souvent des questions plus importantes. Pour moi le vocabulaire doit coller à la réalité objective. Oui, l’Église a toujours tenu ce discours que toute société non chrétienne était païenne. Païen, athée, mécréant, patarin, hérétique, c’était tout un. Ainsi la dynamique allait nécessairement dans le sens de la conversion et de l’unité, dans ce que l’on pourrait appeler un effet de cliquet. Mais, mais, mais depuis quelques siècles (bien avant Vatican II), l’Église a commencé à concevoir le monde sur la base d’un progrès temporel. Dès lors le Juste et l’Injuste deviennent des notions de Droit universel, non chrétien. Cela a commencé au XVI° siècle. Et alors depuis deux siècles, l’Église passe son temps à essayer de se rapprocher de sa création récente, qui avait évolué pour son compte. (les droits de l’homme par exemple). À partir de là, tout est faussé. Entre une société chrétienne sécularisée qui pénalise le respect du père et la famille et une société non chrétienne qui le met au rang des préceptes essentiels, laquelle est païenne? Si vous répondez: les deux, comme vous nous y invitez, vous les mettez sur le même plan. Je ne trouve pas cela pertinent.

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