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Quitte à changer de régime, prenons la légitimité !, par Paul-Raymond du Lac

Une vieille sagesse chinoise nous apprend que, « après de grands troubles, il est facile de bien gouverner : c’est comme rassasier un affamé ; il prendra de n’importe quelle nourriture sans y regarder. »

Cela est très vrai, et les peuples de France sont déjà tout à fait affamés. Ils le sont spirituellement déjà, depuis qu’on leur a ravi, de la main des clercs eux-mêmes, toute nourriture spirituelle. Ils sont encore politiquement, depuis qu’on leur leur a ravi leurs rois légitimes, et la justice chrétienne qui va avec : il n’est plus que question de « deux poids, deux mesures », d’injustices criantes, de difficultés immenses à gagner sa vie honnêtement (il est plus rapide de dealer) et de conflits divers de plus en plus généralisés partout dans la société. Ils sont même affamés tout court, matériellement, de plus en plus : la pauvreté avance, la malbouffe se généralise et tout cela sur un fond de perte d’identités, que ce soit chez les français de souche ou chez les autres communautés et ethnies diverses…

La République, tyrannique, met de plus de l’huile sur le feu et cherche comme à empirer la situation en permanence : en un sens, elle nous rappelle à quel point notre pays est riche et solide spirituellement, malgré la déchristianisation et le recul de la Foi, car combien d’autres pays auraient déjà craqué devant tant de mauvaises politiques augmentant systématiquement les maux de ses peuples ? Administration pléthorique, encouragement de tous les pires vices contre-nature, légalisés, ou en passe de l’être (comme l’assassinat et le suicide), gabegie budgétaire (mais voulue), volontés totalitaristes de ces républicains doctrinaires et haine de tout ce qui est français, à commencer par les campagnes et leurs habitants, préférence étrangère systématique et augmentation des contingents d’immigrants, qui viennent accentuer un clivage artificiellement entretenu dans un pays où l’hospitalité et la charité sont encore des réflexes assez ancrés, sur fond de difficulté de cohabitation avec une culture islamique si étrangère à nos mœurs anciennement chrétiens…

La situation, bref, n’est point engageante. Plus le temps passe et plus la gabegie républicaine s’accentue, moins on voit comment nous pourrons nous épargner une crise ouverte et violente : les Cassandre prévoyant guerre civile et autres conflits se multiplient… Que se passera-t-il… ? Dieu seul le sait, mais pas besoin d’être un prophète pour savoir que, au vue des destructions opérées depuis des décennies, quoiqu’il arrive des temps difficiles, tant matériellement, mais surtout spirituellement, nous attendent. On ne restaure pas, on ne reconstruit pas une cathédrale sur des décombres fumants sans efforts…encore moins quand, pire, ce n’est pas des décombres mais des sortes de blocs de bétons sans unité absolument laids…

Disons qu’en tout cas tout sent une « fin de régime » et de grands chamboulement institutionnels deviennent chaque jour plus probables, quelles que soient les circonstances concrètes qui les amèneront.

Dans ce cas, il nous faut une restauration légitime in fine, si la France veut tout simplement survivre.

Et d’aucuns, de mauvaise volonté, diront que c’est « irréaliste », sempiternelle critique éculée contre les mouvements de restauration contre-révolutionnaire. Cette critique est vraiment infondée, c’est bien mal connaître l’histoire, bien mal connaître l’homme et bien mal connaître le fonctionnement normal de la politique.

Heureusement des prédécesseurs illustres, qui ne connaissaient même pas le Christ, et tristes pour cela, avaient un grand réalisme, comme l’avaient d’ailleurs nos ancêtres très chrétiens mais sans désespoir et bien ordonnés. Le réalisme païen est quelque peu désespérant ou amer, car il ne voit pas de véritable porte de sortie, mais il voit bien la réalité en face.

« C’est pourquoi, après de grands troubles, il est facile de bien gouverner : c’est comme rassasier un affamé ; il prendra de n’importe quelle nourriture sans y regarder. »

L’homme est politique, et donc docile par nature. En cas de désordres importants, d’injustices, de perte de pied, le réflexe naturel et bon de l’homme est de « faire corps » et d’obéir à l’autorité.

Le problème est qu’il prendra l’autorité qui sera là, quel qu’elle soit !

Alors plutôt que de manger encore un totalitarisme quelconque se fondant sur une idéologie mortifère bien peu originale, sous un masque de nouveauté, plutôt que de rejouer la partie républicaine tant de fois perdue, sous couvert de pseudo-défense d’une patrie (révolutionnaire) ou autres mensonges républicains, autant donner tout de suite le meilleur régime aux français, le leur, préparé par Dieu pour leur constitution particulière, et leur donnant une véritable mission : la légitimé royale, le roi très chrétien, source de justice, aux pieds du trône divin, pour la remise en ordre d’un royaume tant naturellement que surnaturellement.

Alors que ceux qui savent que la légitimité est supérieure à tout point de vue, qu’ils cessent de rechigner en trouvant des excuses pour ne pas agir, et fuir leur responsabilité ! Qu’ils fassent un peu plus confiance à Dieu, et qu’ils se confortent en apprenant à mieux connaître notre nature humaine !

Le jour de l’écroulement des institutions, tout français accueillera avec bonheur toute autorité qui reviendra remettre de l’ordre, quel qu’elle soit !


Alors mieux vaut qu’elle soit la bonne, la légitime, la chrétienne, car sinon nous aurons des maux pire encore ! Il ne s’agit de tomber de Charybde en Scylla !

Pour Dieu, pour le Roi, pour la France

Paul-Raymond du Lac

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