Ordinateur professionnel, ordinateur personnel : un scandale symptomatique.


Vous en avez peut-être déjà fait l’expérience dans notre époque où nous sommes forcés, pour beaucoup, de passer de longues journées clouées derrière un écran dans des bagnes 3.0 qui sont en un sens plus terribles que les anciennes antres capitalistes tayloristes : nous sommes passés du taylorisme manuel au taylorisme intellectuel avec ses « processus » et autre « politiques de conformité », pour ne pas employer d’anglicisme. Là où auparavant on avait le corps cassé, nous avons aujourd’hui l’esprit abruti, la volonté abêtie, le cœur atrophié par la dépendance télévisuelle au boulot comme à la maison… Car même quand nous ne sommes plus forcés chez nous de continuer cette dépendance, trop souvent nous nous y dévoyons, par faiblesse et facilité…
Ce n’est pas le sujet d’aujourd’hui : je voulais vous parler d’un cas d’école dont vous avez peut- être fait l’expérience. Votre ordinateur au bureau, dernière version de l’explorateur qui a pignon sur rue, acheté a priori à prix cassé tant pour le matériel que les logiciels par votre entreprise intersidérale (entendez « apatride ») aux gros moyens de négociation, avec une structure complexe de multiples moyens d’accès sécurisés et un entremêlement de systèmes et de sécurité en connexion continue à travers toute la planète ; cet ordinateur, disais-je, marche très bien. Si bien que vous pouvez le laisser en veille les nuits, sans donc l’éteindre véritablement, et sur des semaines sans qu’il y plus de 2 ou 3 secondes de « rame » quand vous le démarrez le matin, et cela malgré tous les systèmes de sécurité et la complexité de la structure. Et puis à l’intérieur tout marche bien.
En revanche, votre ordinateur personnel, acheté à un prix pas si bon marché que cela, soit disant très puissant, sans complexité de systèmes ni de réseaux ni de sécurité, avec le même explorateur, mais version familiale, ne marche pas aussi bien, c’est le moins qu’on puisse dire, et dès le départ.
Vous savez qu’en l’allumant il faudra de 5 à 10 mn – j’exagère à peine -, et quel que soit d’ailleurs la performance du matériel. Vous le savez par vos amis qui s’y entendent en informatique : ils sont tous sur Linux, car même eux ne pourraient rien y faire s’ils étaient prisonniers des mastodontes informatiques. Mais vous n’avez pas la compétence donc vous subissez.
Mais vous constatez le fossé avec votre bureau, pourtant même entreprise en face… Et aussi le
fossé par rapport aux machines d’il y a 10-15 ans, qui marchaient bien mieux qu’aujourd’hui…
C’est le progrès…de l’emprise totalitaire…
C’est typique : en l’espace de 15 ans les ordinateurs personnels marchent moins bien malgré des machines plus performantes (ne parlons même pas de l’obsolescence programmée, tout aussi scandaleuse). C’est simple : tout un tas de programmes inutiles nous fliquent et surchargent le tout. De plus, nous sommes les cobayes pour que soient fournis ensuite aux entreprises des systèmes bien carrés qui marchent bien – et qui emprisonnent d’ailleurs les gens dans leur tâche si possible. Nous autres, individuels, nous ne pouvons de toute façon pas nous plaindre, là où une entreprise géante signifie un chiffre d’affaire énorme…
Donc, CQFD. Ce qui compte dans la fausse société actuelle est la force : le faible pâti – ici
l’individuel- le fort se fait bien servir. La justice ? A la poubelle.

Ce n’est qu’un petit exemple, qui illustre bien un mal profond.
Et qui montre bien la nécessité du retour du règne de la justice, mission première et obsession de la royauté française, et une justice dont les critères ne sont pas arbitraires mais enracinés dans une sagesse immémoriale, une expérience naturelle arrimée à un bon sens universel et à la Foi et aux dogmes catholiques avec son Eglise qui a toujours fourni une direction et des critères aux politiques pour naviguer justement vers une fin digne de ce nom – le royaume de Dieu (tant qu’à faire autant aller à l’essentiel).
Pour Dieu, pour le Roi, pour la France,
Antoine Michel

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