Le Pape et les méthodes révolutionnaires, par Antoine Michel

 

 

 

J’ouvre ce matin la page du Figaro, non pas pour m’informer de la réalité ni profiter de bonnes analyses (on ne saurait demander ce genre de performances à des organes de propagande fondés sur la stupidité, le faux et le mal – car la propagation de la foi, elle, est un bien) mais pour connaître les intentions et les plans des diablotins qui dirigent le monde.

 

Las, j’aperçois un titre : « Pour le pape, une démission n’est pas à l’ordre du jour ». Et en sous-titre : « Dans l’avion de retour du Canada, François a assuré que «la porte (était) ouverte». Mais il a affirmé ne pas penser à cette possibilité. »[1]

 

Pas besoin de lire l’article, tout est ramassé dans ces quelques lignes : le pape va démissionner, c’est le plan en tout cas, et ils testent la réaction « populaire » pour voir à quel point ils peuvent le faire facilement, ou comment ajuster pour faire mieux passer la pilule.

Comment dire que la démission n’est pas à l’ordre du jour et qu’en même temps la porte reste ouverte, mais sans y penser ? La clarté des anathèmes et des affirmations dogmatiques est un loin passé nostalgique…

 

Le pape fait son révolutionnaire et utilise les mêmes méthodes que les diablotins en cravate. C’est affligeant…

 

En fait l’idée tourne déjà depuis quelques temps dans les milieux informés.

Comprenez : plutôt que de laisser la mort l’emporter et le saint esprit amener un pape qui pourrait être un minimum catholique, mieux vaut « démissionner » et piloter le conclave derrière les coulisses. Cela évite les fâcheux désagréments d’un vote réactionnaire, qui, en l’occurrence, serait forcément plus traditionnel que ce pape jacobin. Il oublie simplement Dieu qui est plus fort que tout et ne laissera pas son Eglise détruite par la folie des hommes sataniques, et il oublie ses instruments – enfin on comprend son affolement : tous les jeunes prêtres, tous les jeunes catholiques, tous les jeunes convertis sont catholiques intégrales, ultra, et souvent politiquement très incorrects.

 

Soulignons encore que la démission de Benoît XVI, quoiqu’on en dise, est une faute grave : s’il savait la situation du Vatican et ce qui se trame en sous-main – et comment ne pouvait-il pas le savoir ? – lâcher le pouvoir donné par Dieu est d’une lâcheté terrible, et nous avons eu la punition incarnée en François. La pénitence d’un pape vaut certainement beaucoup, mais à vue humaine, on se demande comment il a pu avoir la faiblesse coupable de laisser la barque de Pierre fuyant déjà de toutes parts aux mains de ceux qui veulent la couler.

 

La Providence en tout cas bien les choses : nous en finissons avec la papolâtrie des dix-neuvième et vingtième siècles, si ennuyeusement moderne – et certes compréhensible dans un contexte où les rois catholiques, les états catholiques, les seigneurs catholiques disparaissaient.

 

Mais le Pape, successeur de Pierre, ne peut bien œuvrer qu’avec la présence habituelle d’un Saint Paul, au glaive et à la langue bien pendue, qui le remet à sa place quand il faut, et le bouclier et le glaive de seigneurs catholiques, qui tournent la cité temporelle vers sa fin véritable, la Cité de Dieu.

 

Le pape isolé est un individu apeuré au milieu des loups qui déchoit lentement – perte des états pontificaux, attaques de toutes, pertes de tous les privilèges dans tous les états, puis révolution interne du Vatican II-, jusqu’au moment où le pape lui-même n’a plus que la peau de brebis, cachant un carnassier féroce sous « toge » blanche, du Sa Sainteté en soutane blanche nous héritons du « Grand Sage » en toge blanche, sorte de « Grand Maître » visible.

 

Prions pour que ce cadavre agité par les spasmes post-mortem ressuscite au plus vite ! La tête incarnée est morte aujourd’hui, elle se coupe de la vie divine : que Jésus, véritable tête de l’Eglise, ne permette plus longtemps la persécution de son corps par ses ministres eux-mêmes ! Mais si Dieu veut que sa volonté soit faite ! Car il doit avoir de bonne raison, et cette purification douloureuse est certainement nécessaire. Tant que nous avons notre Ciel à la fin, tout est bon, et qui sait, François pourrait être suffisamment favorisé de Dieu pour être l’instrument persécuteur envoyant les bons chrétiens au martyre, pour la Gloire de Jésus-Christ et le salut de ceux qui l’aiment.

 

Antoine Michel

Pour Dieu, pour le Roi, pour la France

 

[1]https://www.lefigaro.fr/actualite-france/pour-le-pape-une-demission-n-est-pas-a-l-ordre-du-jour-20220731

2 réflexions sur “Le Pape et les méthodes révolutionnaires, par Antoine Michel

  • 2 août 2022 à 7h47
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    En bientôt 10 ans de pontificat, ce pape a créé 122 cardinaux dont 95 électeurs soit près de 60% du collège cardinalice. On peut aisément imaginer qu’il a choisi des hommes bien dans sa ligne pour notamment éviter une « mauvaise surprise » au prochain conclave. « Préparer la suite » est une technique très répandue. A l’évidence, on prépare les esprits mais surtout on aiguise les ambitions…Les espoirs de voir l’élection d’un vrai pape sont donc minces et, sauf intervention divine, l’Église devrait hélas poursuivre sa descente aux Enfers. Le cours des événements donne de plus en plus raison, ce me semble, aux sédévacantistes. Au lieu de perdre son temps à écouter et lire des imposteurs, autant reprendre le chemin des catacombes, une Bible à la main, comme aux premiers temps de la Chrétienté.

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    • 5 août 2022 à 3h44
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      Les catacombes et les martyres oui! Mais dans la fidélité au pape, soyons plus papiste que le pape même s’il a des opinions hérétiques!
      L’auteur

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