[Point de vue] Après le séisme Donald Trump, Hillary Clinton mord la poussière

«Make America Great Again»

Ce slogan a-t-il été l’atout maître pour Donald Trump ? Les résultats des présidentielles américaines remettent totalement en question les analystes, les sondeurs, les universitaires et les média. Qui n’aurait pas misé son cheval, sa propriété,  sur Hillary, elle si professionnelle, si intelligente, si assurée de son succès, si confiante dans son avenir ? Alors que l’extravagant, grossier, vulgaire personnage qu’est Donald Trump, ignorant tout de la politique et de ses intransigeances, avait annoncé dès le début qu’il partait pour gagner en assurant à ses électeurs et électrices (si souvent humiliées parfois par ses propos orduriers) qu’il prendrait d’assaut ce fauteuil de 45ème Président des States.

Le pire a été dit sur ce milliardaire, qui ne l’est devenu que par l’appui de son père, et qui a poursuivi sa carrière dans l’immobilier et sur son nom, étalé partout pour en devenir une obsession, tout en connaissant quelques sales affaires juteuses, dont il est ressorti, assurant que si les States permettaient ses entourloupes, pourquoi s’en priverait-il ? 

C’est un homme puissant,  étrange et dérangeant, qui secoue les arbres avec une telle force qu’il finit par les déraciner. Habitué des plateaux de télévision, pour avoir exercé entre autres des rôles d’animateur, pendant plus de 10 ans, il joue sur scène à faire peur et à tenter de ridiculiser tout adversaire. Il se sait invincible sur ce terrain-là. Sa voix, sa gestuelle, sa coiffure, ses doigts pointés, ont été étudiés pour impressionner le public. Et il y est parvenu.

La première cible a été le berceau de l’industrie américaine, autour de la région des Grands Lacs et  en s’imposant dans le Nord-est (en Pennsylvanie, dans l’Ohio, dans le Wisconsin), il avait fait le plein des voix conservatrices dans le Sud en raflant la Floride, ne laissant que la Virginie à Hillary Clinton. C’est grâce pourtant à la Pennsylvanie, retournée dans le giron républicain pour la première fois depuis 1988, que Donald Trump s’est assuré de recueillir au moins 279 grands électeurs. Un échec, personnel et politique pour Hillary Clinton.

Car d’enjambées de chat botté, tout en vociférant sur Hillary,  allant même jusqu’à dire qu’il faut l’enfermer en prison, ce qui n’a jamais fait vaciller Hillary Clinton, il a réussi à franchir le cap fatidique  des 270 électeurs lui donnant accès au Bureau ovale.

Hillary Clinton, ex-secrétaire d’État, ex-Sénatrice, largement favorite, qui avait très mal commencé la campagne en étant quelque peu souffrante, malgré ses hautes qualités professionnelles reconnues par  tous, a été écrasée par ce rouleau compresseur qu’est Donald Trump, mise à mal par les révélations du  FBI et par Wikileaks. Elle n’était pas vraiment blanche dans toutes les affaires qu’elle a menées et surtout, elle n’avait rien de sympathique, malgré cet éternel sourire. En bref, elle n’était pas aimée et dans certains cas, il vaut mieux susciter de la colère plutôt que de l’indifférence.

Donald Trump a défié plusieurs règles considérées comme des classiques de l’analyse politique aux États-Unis. Sa stratégie et sa mise en œuvre seront certainement étudiées demain en cours de sciences politiques dans les universités du pays.

Son calendrier pour accéder à la Maison-Blanche :

Le futur locataire de la Maison-Blanche va devoir patienter jusqu’au 20 janvier prochain pour être officiellement investi et prêter serment sur la Bible. Ce mercredi 9 novembre, il a rencontré Barack Obama qui l’a invité à la Maison-Blanche« pour faire le point sur le planning de transition sur lequel son équipe travaille depuis presque un an. » Une période de transition de deux mois s’ouvre, pendant laquelle le pays va avoir deux chefs d’État à la fois. Donald Trump n’aura cependant aucun pouvoir, notamment sur la Constitution. Durant cette période, Donald Trump va devoir annoncer ses ministres et les 4 000 hauts fonctionnaires qui l’entoureront. Parmi eux, 1 000 devront être confirmés par une décision du Sénat. Le 12 décembre, les grands électeurs voteront dans la capitale de leurs États respectifs pour désigner le président et son vice-président.

En s'installant à la Maison-Blanche, Donald Trump a désormais les mains libres pour mener son programme, à commencer :

- par la lutte contre l'immigration

- la construction d'un mur de 1600 km le long de la frontière avec le Mexique pour remplacer des barrières.

- l’expulsion des millions d'immigrés clandestins dont la plupart travaillent aux Etats-Unis avec un coût exorbitant de ces mesures  à 166 milliards de dollars.

Mais ne sait-il pas que certaines besognes (ou du moins non gratifiantes comme dans le bâtiment, le nettoiement des rues et autres) ont besoin d’une main d’œuvre sans col blanc, allouée généralement à une certaine catégorie de personnes.

Sur le plan économique, l'Amérique de Trump sera encore plus libérale et protectionniste : le nouveau président mise tout sur le made in USA et veut renforcer les barrières douanières sur les produits étrangers, à commencer par la Chine. Vers la fin de l'ObamaCare ? Les entreprises américaines qui délocalisent seront surtaxées, c'est le cas de Ford, par exemple. Enfin, Donald Trump pourrait bien supprimer la réforme de santé de son prédécesseur. Il l'a clamé haut et fort : il veut abroger l'ObamaCare, l'accès aux soins pour les plus bas revenus. Cette réforme-là, si difficilement mise en place, assurait aux pauvres la possibilité d’être soignés et la supprimer nous semble à nous en Europe d’une telle injustice qu’elle nous lève le cœur.

Quand on sait que Donald Trump est un être imprévisible, qu’il accorde à toute question 2 minutes 30, pas plus, qu’il n’a jamais eu la plus petite expérience politique et qu’il ne fait rien d’autre que ce qu’il veut, on peut être inquiets.

L’avenir nous dira si le soutien de la famille OBAMA, a été un « plus » ou un « moins ». S’il saura déléguer, l’Amérique, ce n’est pas une scène de théâtre si immense soit-elle. S’il est à classer parmi les populistes. Dans le slogan «Make America Great Again», Donald Trump fait également référence à sa volonté de redresser l'économie des États-Unis. Et c'est là que sa réussite professionnelle devient un argument de poids auprès de son électorat. En tant qu'homme d'affaires, sera-t-il capable d'aider à sortir le pays de l'impasse financière dans laquelle elle se trouve ? De nombreux livres vont paraître et bien des explications données. En tous cas, si on admirait le comportement si élégant d’Obama et son aisance en toutes circonstances, il faudra s’habituer à ce personnage-là, aussi à l’aise sur une scène en menant un combat de catch !

Solange Strimon

Commentaires  

#7 Benoît Legendre 19-11-2016 23:08
Je fais partie des français qui se sont réjouis de la défaite d'Hillary Clinton... Cette avocate, gauchiste, féministe (dans le plus mauvais sens du terme) était pour moi l'incarnation du mal absolu qui fait tant de ravages dans les sociétés occidentales : le politiquement correct, le relativisme, la dictature des minorités...

Maintenant, que va faire Trump, et comment va t-il faire pour répondre à l'énorme attente de ses électeurs ? S'il a le sens des réalités, il va devoir revoir à la baisse son programme... Par exemple, comment financer son fameux mur (encore un mur...) pour empêcher l'invasion des pauvres et laissés pour compte venus du Mexique ? Une économie mexicaine meilleure et plus attractive serait plus efficace ! Je pense que le nouveau président a interêt à composer et bien s'entendre avec les mexicains...

Quand à la suppression de l'Obamacare (sorte de sécurité sociale), nous y voyons un réflexe égoïste, alors que ses détracteurs américains la voient comme une meilleure responsabilisat ion des gens... mentalité normale chez les anglo-saxons protestants.

De toute façon, bon courage à Trump, en espérant qu'il saura montrer qu'un autre occident est possible, et que les peuples valent mieux que l'argent-roi, le sexe pour tous, et les invasions migratoires organisées.
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#6 PELLIER Dominique 14-11-2016 08:33
Tous ces commentaires pour un pays auquel il faut souhaiter le meilleur et prier pour cela !!!! Prions aussi et surtout pour la FRANCE et pour nous. Travaillons au rétablissement naturel qui est la royauté, au moins pour nous ! Nous l'appelons à grands cris mais ne faisons rien pour l'installer à nouveau!!!!!
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#5 Solange 13-11-2016 16:46
Citation en provenance du commentaire précédent de barbanzed león :
Inutile de se faire des illusions sur Trump. C'est un protectionniste qui a dit le plus grand bien de Poutine. Il en résulte qu'il va immédiatement contourner notre embargo alimentaire vers la Russie. Perte sèche au très long court pour notre agriculture. Attention également aux Traité de Commerce Transatlantique.
Cependant avec Hilary Clinton nous aurions en plus à nous battre contre la Mafia américaine à laquelle Hilary est totalement inféodée et à l'Arabie Saoudite qui aurait intensifié les réseaux terroristes en Europe.
Avec Trump nous avons échappé à la guerre contre les Islamistes au long court en France.


Je veux croire qu'avec TRUMP, il y a quelque quelque chance d'éradiquer l'E.I.
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#4 barbanzed león 13-11-2016 13:04
Inutile de se faire des illusions sur Trump. C'est un protectionniste qui a dit le plus grand bien de Poutine. Il en résulte qu'il va immédiatement contourner notre embargo alimentaire vers la Russie. Perte sèche au très long court pour notre agriculture. Attention également aux Traité de Commerce Transatlantique .
Cependant avec Hilary Clinton nous aurions en plus à nous battre contre la Mafia américaine à laquelle Hilary est totalement inféodée et à l'Arabie Saoudite qui aurait intensifié les réseaux terroristes en Europe.
Avec Trump nous avons échappé à la guerre contre les Islamistes au long court en France.
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#3 ARMENANTE 11-11-2016 23:06
Certains traitent Mr Trump de populiste . mais On ne règle pas les problèmes avec ceux qui les ont créés. Ne nous laissons pas séduire par les mots mais laissons-nous plutôt convaincre par les actions . Trump révèle Hillary comme jamais auparavant ? cliquez= https://www.youtube.com/watch?v=6JMB9GKB8jw&feature=share&app=desktop
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#2 ytier marlène 11-11-2016 20:35
Je fais partie de ses français qui ne souhaitait pas qu'Hillary CLINTON
rentre a la Maison Blanche ,elle , AVIDE ,de pouvoir, aveugler par
l'argent ne voyez même pas qu'avec l'aide ,pourtant très importante des Obama n'avancez pas !!!! Seul les sondages !!!!!!! IGNORANT Donald TRUMP l'imaginer dans le bureau OVALE .
Bien sur, la presse Française gauche gauche toute !!!! ne voyez q'Hillary au pouvoir se n'était qu'une question d'heures ,de minutes !!ils avaient seulement oublier ( le vote des Américains )Ah Cette nuit magique ,au fur et a mesure que les Etats tombaient , Républicains ,la tête des journalistes Français a la télévision tombaient sur leurs écrans .Et oui DONALD TRUMP
était devenus le 45 e président des ETATS UNIS D'AMÉRIQUE que la FRANCE le veuille ou non .
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#1 ARMENANTE 11-11-2016 08:31
Certains traite Mr Trump de populiste . mais On ne règle pas les problèmes avec ceux qui les ont créés. Ne nous laissons pas séduire par les mots mais laissons-nous plutôt convaincre par les actions .
Trump révèle Hillary comme jamais auparavant cliquez=
https://www.youtube.com/watch?v=6JMB9GKB8jw&feature=share&app=desktop
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