Apprenons de nos bambins : l’orgueil dans tous ses états

bambin

Nous savons bien que l’orgueil constitue le plus grand ennemi de l’humanité, car il est le plus grand ennemi de Dieu ! Non serviam, disait le père du mensonge, gonflé de son orgueil. Celui qui se savait le bijou de la Création ne supportait pas le plan de Dieu, qui lui demandait de L’adorer incarné en homme, cet être si inférieur ! Depuis, l’amour propre nous poursuit et nous hante. Chaque fois que nous le croyons à terre, il reparaît sans crier gare !

Il suffit de regarder les petits enfants pour se rendre compte de la profondeur de la blessure originelle : le petit homme, à l’image du grand, ne peut s’empêcher de faire preuve d’amour propre. La seule différence, c’est que le petit homme ne sait pas le cacher…

Il est intéressant de constater que cet amour propre peut prendre des formes différentes selon les caractères. Mais quelque soit ce caractère, il est bien là.

Ma grande (de 4 ans et demi) désobéit frontalement et va au carton quand son orgueil prend le dessus. C’est le rapport de force direct, et il faut sévir. Ensuite tout va bien mieux. Le choc est plus violent, mais la correction plus simple et plus efficace.

Mon grand (de 3 ans) adopte une stratégie très différente : quand il désobéit et sent qu’il est en tort… il change de sujet, il rit, il tente de prendre la tangente, de faire passer la pilule par la légèreté, en faisant le mignon. Il n’aime pas le choc frontal, mais il ne se repent pas pour autant. La faute d’orgueil est ici plus difficile à saisir au début, et plus difficile à corriger, car elle demande une meilleure connaissance de l’enfant.

Ma petite (d’un an et demi) adopte encore une autre stratégie : quand elle se fait reprendre, elle fait son offensée. « Moi ? Comment osez-vous ? Non, vous exagérez » Elle ne peut pas le dire effectivement, mais elle pourrait le dire si elle savait parler. On croirait le petit Rousseau qui tente de légitimer sa faute en se faisant passer pour une victime.

C’est drôle, nous avons là, à grands traits, tous les travers modernes, que l’on peut résumer à l’orgueil et à la légitimation des fautes, par la tentative d’imposer ce qui est faux par la force, par la fausse harmonie sociale et le faux fuyant, le fameux « pas de vague » et la victimisation à outrance…

Comme quoi, il vaut mieux être mère de famille que grand intellectuel pour comprendre la société des hommes…

Pauline Blanche

Pour Dieu, pour la France, pour le Roi !

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