Pourquoi les mesures contre le covid sont-elles foncièrement mauvaises ?

masque covid

Masques, distanciations sociales, gestes barrières, couvre-feu et confinements sont à bannir, c’est indiscutable, mais pourquoi ?

I – La réduction des libertés, un symptôme non déterminant

La première raison n’est pas la réduction des libertés. Disons que celle-ci est plutôt un symptôme qui peut alerter, mais qui n’est pas déterminant. Il est en fait normal de perdre ses libertés quand la situation l’exige. En effet, contrairement à ce qu’affirment les libéraux, la liberté n’est pas une fin, ce n’est qu’un moyen pour faire le bien. Il n’est pas scandaleux de réduire la liberté pour le bien commun — et, au fond, nous n’avons que la monnaie de notre pièce : cela fait des décennies que nous utilisons notre « Liberté » pour faire le mal ; ne nous étonnons pas qu’on nous enlève cette arme !

Évidemment, le problème, c’est que le sale gosse qui nous retire ce couteau tranchant vaut moins encore que les petits diablotins que nous sommes… Disons que la Providence agit à travers toutes Ses créatures, y compris les plus rebelles. Même le diable porte pierre, disait-on autrefois. En tant que catholiques, nous devons voir ce qui se passe comme une juste punition, de niveau national, et faire pénitence ! Cela prouve d’ailleurs que notre pays existe encore, et qu’un pays est une entité organique, puisque nous sommes encore punis comme un royaume à part entière. Louons le Seigneur d’appesantir son bras sur nous ! Cela montre bien qu’Il ne nous oublie pas et qu’Il veut que nous revenions à lui, à travers son Fils aîné, notre roi Louis XX. À nous de ne pas nous entêter !

II – Les « mesures » covidiennes : des mesures antisociales !

Revenons aux « mesures » totalitaires covidiennes. Elles pourraient être efficaces à 100 % (ce qui est loin d’être le cas), et la maladie vraiment grave (plus qu’une grosse grippe, comme c’est le cas de ce coronavirus chinois) que ces mesures resteraient mauvaises en soi. Pourquoi ? Ces mesures sont antisociales par nature, or l’homme est un animal social. Mieux, c’est un animal politique ! Il lui est donc nécessaire de faire société pour survivre, pour vivre et pour bien vivre. Toutes les mesures pseudo-covidiennes s’attaquent frontalement à la société et cherchent sa dissolution. Le confinement et la fermeture de tous les lieux de sociabilité — bistros, théâtres, cinémas, etc. — montrent bien cet effet destructeur. Ne parlons pas des interdictions, heureusement ratées, d’interdiction de messe ! — mais pour combien de temps ?!

Le masque et les gestes barrières sont tout aussi antisociaux : ne pas voir le visage d’autrui et adopter comme des réflexes des gestes de défiance vis-à-vis de nos prochains instillent comme règles fondamentales la dissolution sociale et l’affaiblissement, si ce n’est la destruction, du lien social. Comment dire bonjour, sourire, voir autrui comme un allié, un ami, un collaborateur si le message est : toute personne est un danger potentiel, une bombe biologique, ayez peur et ne vous parlez pas ? Quel moyen idéal pour dissoudre la société, accentuer l’individualisme et l’isolement, et, par là, l’emprise de l’État sur des gens esseulés et apeurés !

III – Le totalitarisme covidien, conséquence logique d’une société sans justice ni charité

Aujourd’hui, le modernisme interdit, en principe, toute loi de fer. Il n’y a donc plus de justice. Pendant un temps, la société encore profondément catholique a tenu, grâce à la grâce justement. Les révolutionnaires se sont arrogés le mérite de la paix sociale en disant : vous voyez, les principes révolutionnaires ne sont pas si mauvais puisqu’ils n’ont pas de conséquences. Mais c’est une arnaque ! Cela tenait malgré les principes pervers et grâce aux principes catholiques et à la vie de la grâce.

Mais avec Vatican II et ses conséquences, exit la grâce. Et la société se déchristianise. Les conséquences sont là : sans la grâce, plus de société chrétienne, et donc retour à la situation païenne, sans charité. Mais, dans cette société moderne et sans charité, il n’y a toujours pas de justice : c’est donc la chienlit ! La nature reprendra ses droits, c’est une question de temps. La seule question est de savoir comment nous réagirons : si nous nous entêtons dans l’erreur, les souffrances et les dégâts ne seront que plus grands.

En fin de course, sans la grâce, nous n’aurons qu’un totalitarisme : la nouvelle loi de fer d’un nouveau monde païen ; avec cette originalité babélienne (donc pas si original en fait) de vouloir aussi contrôler les cœurs, ce qui est évidemment impossible. Alors, si l’on ne peut contrôler les cœurs, on les supprime ! C’est la réduction de l’homme à la machine, à l’animal concupiscent que l’on rassasie ou à la plante réflexive qui agit sur excitation, par écran interposé. Voilà l’illusion révolutionnaire : ils diront qu’ils contrôlent les cœurs, mais ils n’auront fait qu’en détruire beaucoup, c’est tout. Ne nous laissons donc pas aller à les croire ou à désespérer. Ils ont la nature et la grâce contre eux, c’est suffisant, c’est beaucoup !

IV – Conclusion

Pour conclure, toutes ces mesures tuent la vie sociale, et donc celles de l’âme et du corps ! En effet, on sait bien que seule la société permet aux corps de survivre, grâce au confort psychologique nécessaire (souvenons-nous de ces horribles expériences soviétiques : on refusait à certains bébés toutes relations sociales pour voir ce qu’il adviendrait ; résultat : ceux-ci mourraient systématiquement bien qu’ils fussent nourris normalement)…

Ces mesures veulent détruire la famille en tentant d’instiller l’idée qu’il est mal de fêter légitimement les événements heureux (Noël, anniversaires, réussite, etc.) et malheureux (obsèques, anniversaire de mort, messe pour la mémoire des défunts, etc.) ! Quel horreur. Pire : ils veulent nous faire croire qu’il est mal d’avoir une famille nombreuse : vont-ils bientôt ordonner l’assassinat (sous couvert d’avortement sanitaire, par exemple) des enfants surnuméraires dans les familles de plus de 6 personnes ? Vont-ils mettre en place une autorisation préalable de procréation sous des prétextes sanitaires ? Tout cela nous pend au nez !

Alors battons-nous frontalement et tranquillement, par la désobéissance civile systématique, de toutes ces mesures délétères. Oh, pas besoin d’être provocateur ou de se faire remarquer, soyons prudents, mais pas trop, et jamais sur les choses essentielles, soit dans la famille et dans les paroisses.

C’est aussi une occasion pour toutes les sociétés malades de guérir : il suffit de prendre les bons remèdes. Conversion, sacrements, vie chrétienne, obéissance à la loi naturelle, aux lois de Dieu, etc.

Cette « crise » a l’avantage d’aplanir beaucoup de choses et de révéler la pourriture qui existait déjà avant elle : à chacun d’amputer ce qu’il faut amputer, de laver ce qu’il faut laver, de guérir ce qu’il faut guérir. C’est toujours mieux de souffrir un bon coup ! Pensez au purgatoire, qui mène au Paradis ! Plus prosaïquement, pensez à la plaie ouverte qu’on nettoie au désinfectant : certes, cela est douloureux, mais cela ne vaut-il pas mieux que de la laisser pourrir et de mourir à petit feu d’une gangrène rampante ?

Paul-Raymond du Lac

Pour Dieu, pour le Roi, pour la France !

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