Un été studieux et combattif avec Civitas

Nous recommandons à nos lecteurs les diverses conférences données lors de l’université d’été de Civitas, qui avait un beau programme, bien complet, à présenter. Il y en a pour tous les goûts !

Nous vous conseillons d’abord les intéressantes interventions de l’abbé Beauvais, d’Hugues Petit, de l’abbé Morille et de Gilles Debot :

Dans un deuxième temps, mettons particulièrement en avant la talentueuse conférence de Pierre Hillard, qui résume avec brio et concision les tenants et les aboutissants de la guerre que nous vivons actuellement :

Écoutons également, avec un redoublement d’attention, le brillant exposé du Révérend-Père Joseph d’Avallon, ofm. cap., dont la présentation riche et percutante permet de comprendre pourquoi toute politique est sous-tendue par une théologie et comment une théologie erronée mène forcément à des idéologies politiques totalitaires, cherchant à se réaliser dans l’application d’utopies, qui, de tous temps, ont donné les révolutions et les régimes contre-nature que nous savons :

Dans cette conférence, le Père Joseph rappelle de nombreux sains et saints principes de religion et de politique ; des principes concernant les sciences, également : celles-ci sont ordonnées et hiérarchisées avec, au sommet des sciences « naturelles », la philosophie. Les disciplines philosophiques, elles-mêmes hiérarchisées, ont à leur sommet la métaphysique, dont le sommet lui-même correspond à la théologie naturelle (c’est-à-dire la science sur Dieu sans le donné de la Révélation, par exemple : l’existence de Dieu démontrable par la raison). La théologie catholique vient couronner le tout et éclairer la raison, car les conclusions des sciences supérieures deviennent les principes des sciences subordonnées, d’où l’importance de connaître cet ordre des sciences.

En ce sens toutes les philosophies « modernistes » sont des théologies erronées et correspondent, sous un enrobage scientifique, aux fausses religions païennes d’antan ou aux mythes qui avaient ce même rôle de théologie, conditionnant la vision de l’univers, de l’homme, de Dieu et donc de la société.

Le basculement dans l’histoire de la pensée, qui a conduit à la funeste « modernité », qui a peu à peu conquis tous les secteurs du savoir — et souvent par la faute de mauvais, très mauvais défenseurs de la vérité, ne l’oublions jamais ! — provient de l’ébranlement cataclysmique de la métaphysique par les idées du moine anglais Occam, dont son fameux nominalisme, qui remet en cause les essences.

Plus d’essences, cela signifie plus de « nature » des choses. En clair, on ne peut plus savoir si un homme est un homme, et, a contrario, on peut être tenté de définir, comme l’on veut, un « nouvel homme », rêve prométhéen conduisant à toutes les folies.

Les idées mènent le monde. Il peut nous sembler que nous sommes des limaces sans pouvoir et sans influence, mais la vérité se fraie toujours un chemin : la conférence du père Laurent de Pontchardon sur Soljenitsyne nous le rappelle.

Alors préoccupons-nous avant tout de toujours dire des choses vraies sans se préoccuper du reste, et d’agir droit sans peur des persécutions, dans la prière et la fidélité, dans le service au Roi.

Rémi Martin

Pour Dieu, pour le Roi, pour la France !

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