L’importance du cérémonial

Les japonais sont un peuple « liturgique », dans le sens qu’ils aiment le cérémonial, qui régit toutes les occasions de la vie, de la politesse et des salutations, jusqu’aux conférences, rassemblements divers de toutes les petites sociétés.

Ponctualité d’abord. Puis ensuite l’habitude de mener naturellement un programme, avec le petit discours introductif, la réception des invités, etc, etc. Tout cela est « mondain », me direz-vous. Pas tout à fait. Je parle ici des formes de sociabilité qui permettent de « faire fonctionner » une société qui se réunit pour un certain but. Ces formes sont au fond, à travers le cérémonial, la politesse minimale pour les invités, et les autruis, ces attentions, qui peuvent devenir si naturelles qu’ils sont des habitudes bien ancrées, qui créent et entretiennent le lien social.

Cela ne suffit pas certes, car si le but est mauvais, ou s’il n’y a pas de but, là cela devient mondain au mauvais sens du terme, car du « monde ». Cela ne tient qu’à nous de cultiver sainement nos sociabilités pour servir la sainteté de nos actions.

Et les petites techniques japonaises coutumières, que nous connaissons aussi chez nous, mais si rares et en voie de disparition, peut-être encore conservées dans quelques très rares familles, ou par le protocole, sont ici répandues partout et sont appliquées de façon normale. Cela élève le niveau.

Ponctualité, discrétion, propreté, politesse, courtoisie, réserve, attention. Tout cela est dans un sens secondaire et peut sembler superflu. Cela ne suffit certainement pas, mais c’est nécessaire, car sans ces bases, comment voulez-vous produire des fruits véritablement riches et juteux ? Nous sommes des êtres sociables, et la vie sociable est une vertu, pas un mal.

La « mondanité » consiste à détourner pour une fin mauvaise cette sociabilité, rien de plus.

Alors recréons des sociétés saines et saintes, à commencer par la famille et les événements familiaux, la paroisse, le voisinage, les amitiés spirituelles et intellectuelles, les amitiés politiques.

« La lettre tue, l’esprit vivifie » comme dit l’Ecriture. Cela ne signifie pas que la forme est mauvaise, mais que faire de la forme le but est mauvais (la lettre). Et l’esprit vivifie la forme, lui insuffle son contenu. Mais sans forme, rien du tout… Pas de frontières, pas de limites, l’indistinction et le flou.

Alors soignons les formes, même si nous devons partir de loin !

Paul de Beaulias

Pour Dieu, pour le Roi, pour la France

Une pensée sur “L’importance du cérémonial

  • 7 février 2020 à 08:37
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    Encore une fois, attention : le japon est le Japon, la FRANCE, la FRANCE. Mais il est vrai que notre politesse, notre courtoisie, que l’on recherche aujourd’hui, semble commune à la coutume nippone ET ELLE NOUS MANQUE. Eh oui, dis bonjour, dis merci, comme nos parents nous ont dit de faire!!! On trouve cela désuet, dépassé, mais on l’apprécie à notre adresse…

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