Des caméras partout, par Paul de Beaulias

Le panopticon totalitaire de la modernité s’étend peu à peu. La reconnaissance faciale pointe son nez et les caméras de surveillance sont plus nombreuses. Cela est certes déplorables, mais malheureusement logique : la société devient de plus en plus désordonnée, et la nature politique de l’homme réclame la paix, qui nécessite un certain ordre au moins de façade. Il faut donc surveiller. D’autant plus surveiller que la déchristianisation (ou la paganisation mais cela revient au même) progresse, et que la morale individuelle se dégrade à toute vitesse : sans la menace et la surveillance les gens deviennent impossibles à tenir…
Le cercle vicieux est en place : sans conversion et restauration il ne fera que s’aggraver à mesure que la Foi recule et que le vieil homme revient en force.
Tout cela est certainement déplorable, mais comparé à ce qui se passe au Japon, ce n’est encore rien.
Il suffit de lever la tête pour se rendre compte qu’il y a des caméras partout dans ce pays, et parfois dans des proportions qui en deviennent ridicules : il y a des « combini » ou le nombre de caméras au mètre-carré doit bien avoisiner les 3 ou 4…
Néanmoins, même moi qui suis habitué à ce panopticon permanent à la païenne – et qui explique pour beaucoup le calme apparent de ce pays (il n’y aucune conscience, mais un puissant système de pression totalitaire où l’on se sait toujours surveiller) – a été bien choqué de trouver des caméras dans deux endroits où même pour un païen ce devrait être choquant.
Le premier endroit est une chambre d’hôpital… la conscience ne règne même pas pour le personnel soignant apparemment. Et on ne peut que se dire… et si l’hôpital espionne dans la chambre ? c’est plus qu’inconfortable et pas très rassurant, on dirait une prison.
Second endroit : une cabine d’essayage… là on se dit qu’on est au stade du voyeurisme pervers… (la raison officielle doit être que certains clients volent dans ces cabines en cachant des sous-vêtements ou ce genre de chose.
Le Japon serait sûr et sans voleurs… quelles fariboles ! Quand dans la moindre épicerie il y a écrit « voler à l’étalage est un crime » cela veut tout dire…
Bref, la situation en France se dégrade, mais bizarrement elle n’est pas encore au stade terminal de la paganité.
Vivement la restauration !
Paul de Beaulias
