Femmes, soyez fortes !

Épouses, mères, sœurs, grand-mères, religieuses, soyez fortes et donnez du courage à vos hommes ! Nous en avons besoin, plus que jamais et plus que tout !

Ne soyez pas Ève par qui le péché est venu, mais Marie par qui le salut arrive sur terre. Nous le savons, sans le secours et les encouragements des femmes, l’homme ne combattra pas ou il combattra mal.

Son courage viril a besoin de notre amour tendre et ferme.

« Je préfère le voir mort qu’en état de péché mortel » disait Blanche de Castille à propos de son fils Saint Louis. C’est un peu l’idée. Nos hommes continueront de nous craindre (car nous sommes terribles)… mais pour le meilleur. Nous serons soumises à leur volonté sans discutailler, mais gare ! Qu’ils dévient un peu de la voie du combat, de la fore et du courage, nous les attendrons, soumises certes, mais avec nos poêles à frire, pour qu’ils repartent au combat ! Soyons comme ces Vendéennes aimantes, qui n’auraient pas admis de voir leur mari fuir et revenir bredouille.

Nous devons bien aider nos hommes à assurer leur salut, n’est-ce pas ? Alors aidons-les comme il se faut !

Nous avons les trésors pour redonner courage à tous nos hommes, dans nos états : les épouses aux maris, les mères aux fils, les sœurs aux frères, les célibataires consacrées aux hommes du monde (telle sainte Sainte Geneviève protégeant Paris en rappelant les hommes à leur devoir), les religieuses aux prêtres et aux missionnaires, les grands-mères aux petits-fils, les pucelles aux soldats (souvenons-nous de Jeanne d’Arc), etc. Il n’y ni âge ni condition qui ne fassent exception.

Les temps sont difficiles, notre rôle est essentiel. Car il ne peut avoir de bon combat sans le secours des femmes. Finie, la lutte des sexes ! Nous retrouvons l’antique collaboration chrétienne et charitable pour la gloire de Dieu et le triomphe de Son règne sur terre en vue de la vie éternelle, qui s’arrache aussi par la force, et se protège par le courage viril.

Pour aller au Père, il faut passer par le Fils, mais pour atteindre le Fils, il faut passer par notre mère du Ciel : soyons les fidèles intermédiaires, les fidèles intendantes, les fidèles ambassades de nos hommes, pour arranger les petits accrochages que les fracas du monde et les entrechoquements d’orgueil mâle ne peuvent manquer d’occasionner. Épouses, réconciliez les maris qui se sont disputés ; mères, réconciliez les enfants qui se sont chamaillés ; sœurs, soyez l’agent pacificateur entre vos frères ; femmes célibataires, soyez le canal apportant l’harmonie dans toute communauté ; religieuses, apportez la paix entre les abbés…

N’ayons peur de rien si ce n’est de nous-mêmes, de notre narcissisme, de l’envie de plaire, de l’envie d’être aimées, de paraître, de ne garder nos hommes que pour nous plutôt que de les encourager à moissonner le champ du Seigneur et de servir le Roi loin de la maison s’il le faut !

Nos hommes se sacrifient pour nous et agissent pour la gloire de Dieu ! Nous avons la chance de ne pas avoir à batailler sur le champ de bataille avec des armes — la plupart du temps —, nous avons le privilège de ne pas avoir à nous frotter trop ni au monde ni aux ennuyeuses circonvolutions diplomatiques et politiques, nous avons le privilège de gagner notre salut par l’amour et les petites choses, sans avoir l’inquiétude au cœur de la responsabilité qui nous incombe de toutes les âmes remises entre les mains de nos hommes.

Mais nous savons qui si nos hommes faillissent dans leur devoir, nous seront punies aussi, car le chef entraîne tout le corps : si Ève n’avait pas péché, si Adam avait péché seul, le résultat aurait été le même ! Mort et vie sur cette terre (moins les douleurs de l’enfantement peut-être, qui semblent une punition spéciale pour le péché d’Ève d’avoir été la médiatrice du démon).

Alors, souvenons-nous des femmes fortes de la Bible, nombreuses, à commencer par Notre Dame des Sept-Douleurs, mais aussi de toutes les saintes fortes de tous les âges !

Et relisons l’antique proverbe :

Proverbe 31 : Une femme de valeur

10 ALEPH. Qui peut trouver une femme forte ? Son prix l’emporte de loin sur celui des perles.

11 BETH. Le cœur de son mari a confiance en elle, et les profits ne lui feront pas défaut.

12 GHIMEL. Elle lui fait du bien, et non du mal, tous les jours de sa vie.

13 DALETH. Elle recherche de la laine et du lin, et travaille de sa main joyeuse.

14 HÉ. Elle est comme le vaisseau du marchand, elle apporte son pain de loin.

15 VAV. Elle se lève lorsqu’il est encore nuit, et elle donne la nourriture à sa maison, et la tâche à ses servantes.

16 ZAÏ. Elle pense à un champ, et elle l’acquiert ; du fruit de ses mains, elle plante une vigne.

17 HETH. Elle ceint de force ses reins, et elle affermit ses bras.

18 TETH. Elle sent que son gain est bon ; sa lampe ne s’éteint pas pendant la nuit.

19 YOD. Elle met la main à la quenouille, et ses doigts prennent le fuseau.

20 CAPH. Elle tend la main au malheureux, elle ouvre la main à l’indigent.

21 LAMED. Elle ne craint pas la neige pour sa maison, car toute sa maison est vêtue de cramoisi.

22 MEM. Elle se fait des couvertures, le byssus et la pourpre sont ses vêtements.

23 NUN. Son époux est bien connu aux portes de la ville, lorsqu’il siège avec les anciens du pays.

24 SAMECH. Elle fait des chemises et les vend, et elle livre des ceintures au marchand.

25 AÏ. La force et la grâce sont sa parure, et elle se rit de l’avenir.

26 PHÉ. Elle ouvre la bouche avec sagesse, et les bonnes paroles sont sur sa langue.

27 TSADÉ. Elle surveille les sentiers de sa maison, et elle ne mange pas le pain d’oisiveté.

28 QOPH. Ses fils se lèvent et la proclament heureuse ; son époux se lève et lui donne des éloges :

29 RESCH. « Beaucoup de filles se sont montrées vertueuses ; mais toi, tu les surpasses toutes. »

30 SCHIN. Trompeuse est la grâce, et vaine est la beauté ; la femme qui craint Yahweh est celle qui sera louée.

31 THAV. Donnez-lui du fruit de ses mains, et que ses œuvres disent sa louange aux portes de la ville.

Comme le rapportent les chroniques antiques, rien n’est plus effrayant qu’une nuée de furies excitant leurs barbares d’hommes aux massacres des ennemis haïs, alors imaginez ce que pourraient faire une nuée de saintes !

Pauline Blanche

Pour Dieu, pour le Roi, pour la France !

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