Que faire comme légitimiste en tant de guerre ?, par Antoine Michel

Nous voyons ici et là des réflexions sur la guerre depuis que les dirigeants de la République, par nature révolutionnaire et anti-française, devient belliciste au possible, dans le sillage de l’UE, sa fille tout aussi monstrueuse qu’elle.
Les bons commentateurs catholiques rappellent les éléments de la guerre juste selon saint Thomas d’Aquin (question 40 du traité de la charité), qui ne fait que reprendre saint Augustin (rien de nouveau sous le soleil), et qui rappelle que Jésus dans les évangiles admet sans souci la condition de soldat (quand, dans Luc 3:14, il répond aux soldats de se contenter de la violence sans faire violence à personne ; sous-entendu, il ne leur demande ni de déserter ni de cesser de servir).
En quelques mots et de façon très résumé, pour qu’une guerre soit juste il faut :
– qu’elle soit décidé par une autorité légitime, soit qui travaille pour le bien commun ;
– qu’elle ait une cause juste ;
– que l’intention qui la préside soit juste.
Les continuateurs de saint Thomas, dont Suarez, Vitoria et les autres théologiens de Salamanque, vont préciser des conditions circonstancielles pour discerner les moyens justes d’une guerre juste :
– dernier recours après tout autre recours (dont diplomatique) ;
– probabilité de succès (on ne commence pas une guerre que l’on sait perdue d’avance) ;
– que le bien possiblement acquis par la guerre ne soit moindre que les conséquences mauvaises qu’elle peut engendrer (et cela pose la question de la moralité impossible ou pas de la guerre moderne).
Ces questions, habituellement, sont assez insolubles pour le sujet moyen. La question, de notre côté, est de savoir si, en cas de guerre, nous pouvons collaborer ou pas. In fine, la réponse est prudentielle, donc elle n’est pas absolue.
Néanmoins, en 2025, presque 2026, et avec les circonstances connues aujourd’hui il semble à peu près certain qu’il serait simplement un acte immoral de servir dans les armées république, quel que soit la circonstance.
Pourquoi ?
Tout se résume dans l’illégitimité chronique de la République dans tous ses aspects : elle est contre-nature et intrinsèquement combat le bien commun naturel, elle est contre Dieu et combat intrinsèquement le bien commun de l’Église et donc de Dieu. Elle est illégitime politiquement puisqu’elle a renversé les rois légitimes, et se revendiquent de principes anti-politiques. Elle est illégitime ainsi aussi historiquement – elle trahit l’histoire de notre pays et la race de nos rois, et elle-même aujourd’hui illégitime jusque dans son consentement populaire (plus personne ne veut de ces chefs). Elle est même illégitime en tant qu’autorité souveraine, puisqu’elle s’assume simple région de l’UE, qui se veut une région du monde, et le président n’étant plus qu’un préfet de cette super région. Elle est encore illégitime légalement depuis le début de la révolution. On pourrait encore trouver d’autres illégitimités. Sa seule légitimité est celle de la terreur, de l’orgueil, de l’injustice, des intérêts privés, du désordre.
La conclusion est ainsi claire : il est toujours immoral d’aller à la guerre sous l’ordre de la République et dans les armées de la République. Pas besoin de faire un dessin. Seule des menaces directes et totalitaires sur sa famille pourrait justifier une décision prudentielle d’aller à la guerre, mais encore il faudrait faire un travail de sabotage, ou au moins de passivité quotidien…
Cela ne veut pas dire qu’il serait hors de question d’aller se battre : il faut accomplir son devoir de légitime défense de la France contre la république : il faudrait se battre contre les pouvoirs désordonnés de la République, quoiqu’elle sache bien se défendre…
Soit la chouannerie, soit l’armée contre-révolutionnaire, mais dans le contexte actuelle le meilleur parti, si le Roi veut, serait d’aller dans l’armée royale sous les ordres directs du Roi.
Pour le dire encore plus crument : la question d’une guerre future ne se pose même pas, puisqu’en réalité nous sommes déjà en guerre ouverte avec la République. Un conflit « extérieur » causé par les bellicistes seraient l’occasion de la faire tomber, et ces ennemis déclarés de la République seraient par définition nos alliés les plus précieux.
Evidemment dans le respect du bien commun : cela ne veut pas dire prendre le parti de l’étranger, mais aujourd’hui l’étranger est au pouvoir, d’autant plus étranger qu’il est étranger à la vocation de la France et étranger à la Foi catholique… et d’autant plus terrible que ces étrangers sont pourtant de sang français en général…
Donc oui battons-nous mais sortons des logiques nationalistes à la révolutionnaire, d’une fausse nation artificielle, et du devoir d’état mal compris, comme c’était le cas au vingtième siècle. Heureusement la tâche est aisée, puisque la situation aujourd’hui est tellement décadente qu’il est assez facile pour tout un chacun de comprendre.
Et si désordonnée qu’en pratique nos décisions prudentielles deviennent de plus en plus importante, dans un abandon à la Providence.
Nous entrons dans de grandes tribulations, mais aussi dans les temps de tous les possibles !
Vive la restauration !
A bas la République,
Pour Dieu, pour le Roi, pour la France
Antoine Michel
