Le peuple franc est un peuple de libres…, par Paul de Beaulias

Le peuple franc est un peuple de libres, qui devient un peuple d’esclaves et de barbares sous la révolution. Il suffit d’ouvrir les journaux et de constater autour de nous la mollesse et la faiblesse ambiante des « jeunes », autrement appelés zombies sur écrans, des « travailleurs » lessivés et asservis volontairement dans un train-train absurde (car souvent ni offert pour la gloire de Dieu, ni offert pour le bien commun de sa famille), et en tout cas un égoïsme généralisé qui se cache sous de nombreux noms.
Il existe pourtant des exceptions salutaires, et des gaulois réfractaires qui forment comme de petits villages où tout semble fonctionner autrement et comme autrefois, quoique l’influence délétère du monde moderne s’infiltrent malgré tout. Ces « tradilands », ces familles-citadelles, ces prieurés-fortins donnent naissance à des combattants, que nous connaissons, et qui continuent le duel à mort avec l’anti-France, la république, la révolution.
Il y aussi ces jeunes perdus et malmenés par ce monde révolutionnaire qui trahit chaque tout ce qu’on leur à fait croire qu’il était, avec beaucoup de casses, de souffrances et de blessures : ces jeunes passés à la moulinette, et qui s’en relèvent et se convertissent vers Dieu donnent encore de fiers combattants à la cause du Roi du roi et de son lieutenant.
Malgré ces faits, si l’on compare la situation par exemple au Japon, notre pays semble encore dans une situation tout à fait enviable : les hommes de caractère et de convictions sont encore nombreux, l’intelligence des choses restent répandus, la recherche de la vérité reste encore de noble, et l’esprit combattif reste répandu. Toutes ces qualités nous font aussi souffrir quand elles sont mal dirigées, mais elles existent.
Le japonais, lui, est désespérément mou, sans suite dans les idées, toujours conformiste, jamais dans l’esprit et toujours dans la lettre, dans une crainte perpétuelle qu’aucun courage ne parvient à casser : de bons robots rêvés pour la société mondiale post-moderne d’un empire planétaire et unitaire… Le Japon, si nous n’y prenons pas garde, sera notre avenir : disparition de la population avec une démographie en berne, perte de tout sens, plus d’œuvres, esclavage général dans une satisfaction assumée qui ne se rend même pas compte de sa propre situation…
Les Français, les héritiers des francs, sont bien un peuple de « libres », du fait de sa longue histoire chrétienne, qui libère tout un chacun, et si intériorisé que même malmené aujourd’hui ces caractères perdurent parmi aussi les secondes ou troisième génération d’enfants non-baptisés. En France, même le plus petit des paysans, le dernier du commun était avant tout un homme libre, « indépendant » d’esprit car dépendant de Dieu, bien au-dessus des hommes et de leur manœuvre, un aristocrate qui avait le courage de prendre ses décisions sans se soucier de son petit confort, des qu’en-dira-t-on et des dangers. Les chouans, les vendéens, les soldats français ont toujours été forts du fait de cet atavisme national. Il y avait des nobles et des aristocrates, mais tous le tiers-état était, à strictement parlé, aussi noble et aristocrate, car chrétien, et surtout si on compare à un pays païen, comme le Japon mais cela pourrait être un autre pays, où les paysans sont plus esclaves que libres, où les hors-castes sont impurs et considérés comme des non-hommes, où l’exclu n’existe plus socialement…
Les Français étaient libres avant la Révolution, et les rares serfs qui existaient encore le demeuraient volontairement, car c’était aussi un privilège intéressant (comme être employé aujourd’hui, qui assure des droits et un salaire), et ils étaient finalement bien plus libre, là encore, que le paysan japonais du XIXe siècle qui avait strict interdiction de se déplacer, tout en reversant des tributs bien lourds…
La fin des libertés pré-révolutionnaires vient avec la Révolution, mais les longues traditions, et surtout les combats de nos aïeux, appuyés et nourris par la résistance et le combat de l’Eglise, ont permis de revenir sur certains points à des situations pré-révolutionnaires, de freiner certaines choses…mais sans jamais jusqu’à la restauration intégrale.
Ainsi, hélas, avec la déchristianisation ambiante fomentée par les clercs et la démocratie hédoniste asservissante, le vieux fond aristocrate de notre nation s’étiole à vue d’œil et se réduit à peau de chagrin. Son existence encore est en soi un miracle, et la renaissance qui se profile doit nous donner beaucoup d’espoirs.
A nous, chacun où nous sommes, d’assumer notre vocation de français, homme libre qui se soumet volontairement à Dieu, à son Eglise et à ses chefs légitimes, le roi en premier : sans obéissance aveugle, cette liberté bien comprise lui donne le courage et la force de combattre et de reconquérir le terrain perdu.
Soyons confiants : Dieu donnera la victoire, comme par le passé, à ceux qui bataillent pour lui. Notre plus grande victoire est de ravir notre Ciel, donc quoiqu’il arrive, en ce sens, si nous combattons le bon combat de la foi, nous serons gagnants. Et d’un point de vue philosophique ou humain, nos ennemis – et certains d’entre nous le savent d’autant mieux qu’avant de se convertir on était dans l’autre camps- s’auto-détruisent pas l’application des principes révolutionnaires, et sont justement serviles, mous, valétudinaires, pusillanimes et abouliques.
Alors hauts les cœurs et au bon combat !
Pour Dieu, pour le Roi, pour la France,
Paul de Beaulias
