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Citoyen du monde ou sujet de la Patrie, par Antoine Michel

  Saint Ambroise dit, dans un de ces textes lus dans le bréviaire pendant le Carême :
« En effet, qui se sépare du Christ est un exilé de la patrie ; c’est un citoyen du
monde. Mais nous, nous ne sommes pas des étrangers et des gens du dehors, mais
nous sommes les concitoyens des Saints, et les familiers de Dieu. Car nous qui
étions éloignés, nous avons été rapprochés par le sang du Christ »

Le monde révolutionnaire et apostat semble confirmer, dans une réponse lointaine
dans les temps et l’espace, ce mot si vrai du Saint. Séparés de Jésus nous sommes
réduits à devenir citoyens du monde, blessés sans secours par le péché originel,
marionnettes de nos passions, des plus vulgaires aux plus sublimes, toujours dans
la vengeance, la manœuvre et le rapport de force, à la poursuite du vent et ampli de
vide, gonflés par les vanités mondaines et terrestres. Seule la mort attend ce monde,
et la poussière à laquelle ses habitants sont condamnés.

Certains Anciens, certains païens, triste mais avisés, qu’on disait « civilisés » malgré
les horreurs et massacres que leurs cités et empires pouvaient produire derrière des
paix forcés et superficielles, sentaient au fond que nous n’étions pas fait pour ce
monde, et pas comme cela, que la mort est quelque chose d’anormale qui n’aurait
pas du exister, qu’il y a forcément un Créateur (pour le plus avisés des philosophes),
que nous sommes appelés à quelque chose de plus haut que n’importe quelle
conquête militaire, intellectuelle ou naturelle.

Notre temps révolutionnaire, lui, se targue sans vergogne du terrible titre de
« citoyen du monde », sachant bien qu’il signifie en pratique le règne de l’Antéchrist,
le règne contre Jésus, loin de Jésus, hors de notre Patrie, la patrie céleste…
Notre temps révolutionnaire est obstiné dans le mal : il se vante de ses pires laideurs
et s’enorgueillit de ce qui devrait lui faire le plus honte !
Vivement la restauration, car cet aveuglement diabolique ne peut finir que sur
destructions et désordres, qui sont déjà en cours devant nos yeux et partout.

Nous, nous ne sommes pas des citoyens du monde.
Nous sommes des vassaux de nos suzerains.
Nous sommes des fils de nos pères.
Nous sommes des sujets du Roi.
Nous sommes des serviteurs de Jésus.
Nous sommes des esclaves de Marie.
Nous sommes des enfants de Dieu qui nous promet comme héritage la Patrie du
Ciel !
Soyons ainsi fiers car notre noblesse est dans le Seigneur !

Pour Dieu, pour le Roi, pour la France
Antoine Michel

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