Dieu pardonne, la Nature non
Cet adage venant de la bouche d’un bon prêtre résume bien ce que tant de grands spirituels ont appuyé avec des mots différents, à la suite de Jésus-Christ qui nous invite à nous faire des amis de l’iniquité, et à ne pas confondre détachement du monde et sa négation. Il est ainsi nécessaire d’agir dans le monde selon les lois de la nature, tout en comptant dans une foi profonde sur Dieu. C’est que saint Ignace exprimera dans son adage de « prier comme si tout dépendait de Dieu et agir comme si tout dépendait de l’homme ».
Le fondateur des jésuites savait ce qu’était que de diriger : il avait des plans grandioses pour la gloire de Dieu, qui ont mûri longtemps et que Dieu a poli, jusqu’au moment de l’action éclatante d’une des congrégations missionnaires les plus fructueuses dans les temps modernes.
Saint Ignace de Loyola, vrai chef, était toujours insatisfait et cherchait toujours plus pour la gloire de Dieu.
Les chefs qui réussissent, même pour de mauvaises choses, ont ce genre d’insatisfaction et de soif de plus de grandeur : si elle est tournée vers Dieu alors cette soif devient insatiable et bonne.
Dieu pardonne, la Nature non.
Que cela veut-il dire ?
Que les conséquences des actes resteront, et ne changeront pas du fait de notre foi. Que les effets produisent leurs causes.
Disons que vous assassinez quelqu’un : vous vous repentez et Dieu vous pardonne via la confession. L’assassiné ne ressuscitera pas pour autant : la cause naturelle des actes est nécessaire.
Les meilleures intentions pavent ainsi l’enfer si elles ne sont pas éclairées par une solide connaissance, au moins pratique, de notre nature et de la loi naturelle.
Combien nous pouvons faire l’expérience souvent douloureuse de mauvais chefs – dans des contextes où le chef est admis, donc des groupes et sociétés saines, non démocratiques, non républicains, non libéraux – dont l’insuffisance de prévoyance, de décision, de sens commun conduit à des catastrophes ! Et ces mauvais chefs peuvent par ailleurs être doux et bon, voire de grands intellectuels…mais cela ne fait pas du tout le bon chef.
Alors sachons que la Nature créée par Dieu pour de bonnes raisons s’imposera toujours à nous qu’on le veuille ou non : alors mieux vaut la respecter.
C’est pourquoi nous sommes légitimistes car le péché démocratique et libéral, même fait de bonne foi, attire des conséquences terribles que nous constatons tous les jours devant nos yeux : la Nature condamne, et notre nature est d’être un animal politique, vivant dans un ordre hiérarchique et nécessitant l’autorité.
Nos temps le niant conduisent à des catastrophes.
Dieu nous pardonnera si nous nous repentons, mais pour se repentir il faut aussi s’amender ! Alors devenez légitimistes !
Sinon ne vous plaignez pas des conséquences dont vous chérissez les causes !
Pour Dieu, pour le Roi, pour la France,
Paul-Raymond du Lac