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Alphonse X pour la co-rédemption !

Il ne s’agit de faire un traité théologique ni une revue de l’histoire de la théologie,
déjà bien faite dans le Courrier de Rome.
Il s’agit simplement d’apporter une humble pierre à la défense de l’honneur Notre
Dame attaqué par cette scandaleuse (au sens propre) note doctrinale du Saint-Siège…

Il est toujours d’une grande tristesse de devoir défendre la foi catholique et les
fondamentaux contre les attaques non pas des hérétiques, des ennemis de
la Foi, ou des fausses religions… mais du pape et des cardinaux eux-
mêmes…
Les réserves sur ce titre marial sont absurdes et infondées, et cachent une menée
révolutionnaire intra-ecclésiale qui se dévoilent de plus en plus. Au nom de
l’œcuménisme on démolit les gloires de Notre Dame ! Et en conséquence on floute, pour ne pas
dire que l’on rend incompréhensible tant l’Incarnation que la Rédemption…
Dans la continuité du XIXe marial, avec la déclaration des dogmes comme
l’Immaculée Conception, puis de l’Assomption, tout le monde attendait que le concile Vatican II,
avant son démarrage, proclame la suite logique, soit le titre de co-rédemption pour
Notre Dame…L’histoire s’est déroulée de façon bien différente et révolutionnaire.
Alors voici ce que nous avons trouvé au détour d’une lecture savante, dont les
auteurs sont bien loin de tout débat ecclésial, et pour la plupart a priori pas bien
catholiques. Voici ce que nous découvrons : le roi sage Alphonse X (1252-1284),
un autre grand roi, de Castille, du XIIIe siècle avec saint Louis, est connu pour sa
grande catholicité et pour avoir fait fleurir dans tous les domaines l’Espagne
renaissante (les Sietes Partidas pour les lois, qui s’appliquent encore de façon
coutumière dans les états des 2tatss-Unis anciennement espagnols par exemple
dans la jurisprudence du Texas, Arizona, etc ; sans compter son influence toujours
importante dans tous les codes civils d’Amérique central et du Sud.)

Pour le sujet qui nous intéresse aujourd’hui, il s’agit de l’œuvre mariale ordonnée par
Alphonse, et rassemblant de nombreux cantiques mariaux vernaculaires. Florent
Bergère indique au détour d’une phrase qu’Alphonse X reflète dans cette œuvre,
mais aussi dans les études universitaires du temps, par les franciscains en
particulier, le dogme de la médiation et de la co-rédemption de Marie !
Et cela comme étant quelque chose de normale, un développement naturel depuis
saint Bernard et toute la mariologie développée depuis les Pères de l’Eglise et les
temps apostoliques.

Nous sommes au XIIIe siècle, et le terme est déjà existant… Ce n’est pas une
nouveauté.
En revanche, vouloir le nier est une nouveauté des temps post-Vatican II.
Je crois que cet élément, par des milliers, est suffisamment signifiant pour se
rassurer, s’il y en avait besoin, de la légitimité de ce titre.

Pour Dieu, pour le Roi, pour la France,
Paul-Raymond du Lac

Sources :

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