« Business comes first », Vraiment ?

Voici une petite anecdote symptomatique des maux de notre temps.

Travaillant dans une structure sans âme – une de ces entreprises mondialisées sans tête si ce n’est ces pieuvres mondialistes avançant leur agenda en sous-main, sans principes si ce n’est faire de l’argent –, qui n’hésite pas, même en confinement, à vous barioler la page d’accueil employé de tous les arc-en-ciel de diversité lors de la semaine des « invertis » (il était drôle de constater le désarroi de ne pouvoir rien organiser en physique d’ailleurs…), il est à peu près inimaginable que vous puissiez être catholique, si ce n’est de salon, ou en tout cas avoir une foi à respecter.

Bref, il se trouvait donc que, travaillant au Japon dans ce genre d’entreprises, le jour d’obligation qu’est l’Ascension n’est pas férié. Je prends donc non pas la journée – j’avais malheureusement trop d’obligations au travail ce jour-là – mais la demie-journée pour bien sanctifier cette importante fête.

Nous avions de plus la tristesse de ne pas avoir la Messe à Tokyo ce jour-là, nous sommes du moins allés visiter un tabernacle dans une église catholique pas trop éloignée de la maison.

Il se trouvait qu’un collègue me tannait pour participer à une énième « réunion », pile durant mes congés – ah oui, les congés sont tous relatifs si vous ne tenez pas ferme sur vos positions, encore plus en mode « confinement » où l’entreprise tente encore plus de flouter la frontière privé-public que la technologie téléphonique avait déjà compromise pour tant de pauvres collègues qui ne savent pas décrocher de leur téléphone (vous remarquerez le cercle vicieux : les gens en sont victimes et ne comprennent plus pourquoi vous tenez à dire non quand c’est non, et si vous avez cédé une fois, c’est pire, une fois que votre main est prise, on vous demande le bras).

Bref, en fin de compte « bad timing » et je rate la réunion, ou plutôt j’appelle après les festivités.

J’ai mon collègue au téléphone finalement, et il tente de me faire la morale ; il sort : « business is business, business comes first ». Par politesse et courtoisie je n’ai pas répondu sèchement « Dieu premier servi » (j’étais devant l’église), mais je lui ai demandé s’il savait le jour que l’on était – il est québécois, ce qui rend son ignorance plus coupable que pour un païen.

Blanc. Gros blanc.

« – L’Ascension et c’est important pour nous. », sous-entendu : je suis gentil de ne pas avoir pris toute la journée et d’appeler pendant mon congé ; sous-entendu : non, le « business doesn’t come first ». Bug dans son système ! Nous ne sommes pas allés plus loin, Dieu risquait d’apparaître dans la conversation et il n’en avait pas du tout envie…

Ces temps ne pourront pas durer longtemps car ils oublient notre nature foncièrement religieuse.

Paul de Beaulias

Pour Dieu, pour le Roi, pour la France

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