Politique

Madame Belkacem, exterminatrice de notre culture

À force d’entendre parler d’elle, de ses origines, de sa soi-disant ambition d’apporter un « plus » au collège (alors qu’il ne s’agit que d’un redoutable nivellement par le bas pour assassiner purement et simplement l’enseignement traditionnel français) et de son indiscutable ascension politique, il convient peut-être d’en brosser un portrait qui la fera descendre de son petit nuage rose pour la voir – sous le sourire – comme une très dangereuse manipulatrice et exterminatrice (pire que Christina Taubira, dont on se méfie à la première apparition). Elle dispose aussi d’un allié très personnel, puissant et fort discret en la personne de son mari, nommé en octobre 2014 secrétaire général adjoint de l’Élysée par arrêté du président François Hollande. En politique, tout le monde le sait, on se tient les coudes et le cercle ne cesse de s’élargir au bénéfice de ceux et celles qui en font partie, étant par ailleurs membres au sein de sociétés très influentes.

Cette très brillante jeune femme a la baraka, tout comme l’actuel président de la République. Nul ne peut le contester. Combien de temps durera cet état de grâce ? Qui le sait ? Nous serons dans les premiers pour nous en rendre compte. Avant de devenir en 2005 Madame Vallaud (Boris Vallaud, promotion de l’ENA 2004, Léopold Sédar Senghor, comme l’actuel ministre de l’Économie Emmanuel Macron), Najat Belkasem est née le 4 octobre 1977 à Beni Chiker, dans la région du Rif, au nord-est du Maroc.  Son père, ouvrier dans le bâtiment, a dû comprendre un jour combien il serait difficile de nourrir, élever, éduquer ses 7 enfants dans le bled et qu’en France, non seulement l’herbe y est plus tendre, mais les aides familiales dépassent de si loin celles du Maroc qu’il fallait quitter le pays pour atterrir à Amiens. Dès l’école, Najat (elle débarque en France à l’âge de 4 ans) fait preuve d’une intelligence très supérieure à la moyenne et d’une personnalité redoutablement calme, qui lui ouvrent toutes les portes de l’ascension sociale. Elle n’a pas besoin d’avoir sa mère (qui s’assure seulement – comme toutes les mères de sa génération – qu’elle a bien fait ses devoirs), elle sait où elle va. Car elle a vite compris que si la république française lui offre toutes les possibilités de réussir, c’était par un parti politique qu’elle gravirait (non pas les marches de Cannes) mais celles de la réussite politique. Soyons lucides : ce n’est pas seulement avec des bourses que l’on peut faire de belles études, il faut d’autres « ressources ».

Najat Vallaud Belkacem est entrée en politique au lendemain du 21 avril 2002, diplômée de Sciences po en 2 000. Monsieur Coulomb, maire de Lyon,  lui assure les premières marches de la réussite et Ségolène Royal enchaîne. Elle commence à faire parler d’elle avec les ABCD de l’égalité qui introduisent la théorie du genre. Tollé général, manifestation sur manifestation. Qu’importe, même si elle prétend « entendre », elle poursuit sa route. De marche en marche, après avoir été porte-parole du gouvernement, elle parvient à remplacer Vincent Peillon, qui n’a pas réellement voulu partir, mais Arnaud Montebourg lui a un peu forcé la main.

La voici à la tête de l’Éducation nationale, ce qui paraît invraisemblable pour une jeune femme qui ne connaît rien de l’histoire de France, surtout celle de nos rois, qui ont donné à notre pays son identité. Elle est  devenue française à l’âge de 18 ans, tout en gardant sa nationalité marocaine, une aberration qu’il faudrait revoir. Personne ne devrait pouvoir disposer de deux nationalités, à mon humble avis.

À propos de cette réforme, de quoi s’agit-il ? Tout commencera à partir de la rentrée de 2016 et ni les manifestations, ni les argumentaires d’intellectuels autorisés en la matière à se prononcer (les « faux » aussi ?) ne changeront sa décision, qui est – ne l’oublions pas – celle du président de la République. Les collèges pourront fixer 20% de leurs emplois du temps en fonction des besoins de leurs élèves. Ainsi, quatre à cinq heures par semaine, les élèves profiteront d’un accompagnement personnalisé, ou encore de la découverte des travaux de groupe. Deuxième mesure, l’avancement d’un an de l’apprentissage de la deuxième langue vivante, qui pourrait se faire dès la cinquième. La première langue vivante se fera elle dès le CP. Cela entraînera la suppression des classes bilangues, jugées trop élitistes, malgré d’excellents résultats. Quoiqu’elle en dise, l’apprentissage de l’allemand subira des coupes sombres, s’il ne disparaît. Madame Belkasem est passée maître dans l’art de manier la langue de bois. Le président est son mentor et personne n’a d’illusions sur ses promesses et sur leurs déviations permanentes.

Le groupe d’amitié France-Allemagne de l’Assemblée a d’ailleurs rappelé : «Pourquoi mettre un terme à un dispositif qui a fait ses preuves sur l’ensemble de notre territoire, en zones rurales et urbaines, et  ce jusque dans les zones d’éducation prioritaires?». L’allemand, 3e langue vivante enseignée en France, ne va-t-il disparaître au profit d’une autre langue, que nous n’osons même pas citer, tant il nous effraie ! Soyons lucides, les élèves qui ont tant de difficultés à suivre, n’ayant pas les bases de la langue française et des mathématiques en entrant au collège, ne parviendront pas plus à réussir qu’avant, quoiqu’elle fasse, si elle ne prône pas l’effort dans toutes les disciplines. Il ne peut y avoir de réussite sans effort, la base de tout ! Elle n’a qu’une idée en tête : tous égaux dans le nivellement par le bas ! 

Madame Belkasem mènera sa réforme. M. Valls la défend avec une ardeur qui peut rappeler les débats de 1792. Et le président Hollande couvre ses protégés de sa très haute bienveillance. Nous sommes en révolution. Que personne ne s’y trompe. Par ailleurs, le latin, qui permet dedécouvrir l’histoire directement par des sources authentiques, c’est la langue de l’église, du clergé, de la religion catholique, à supprimer lentement, progressivement.  Et le grec ? Le grec ancien permet à ceux qui l’étudient de comprendre la syntaxe d’une grammaire, d’une orthographe utilisées au quotidien et la manière dont vivaient les Grecs à l’époque concernée.

Les parents d’élèves et les enseignants semblent dans leur majorité avoir compris la vraie démarche de madame la Ministre. Oui, il est plus facile de mener des petits moutons que des taureaux ! Il se trouve cependant que les Français ont accès à toutes les informations et qu’il n’est plus possible de les berner par un sourire éclatant certes, et des paroles si trompeuses. Tout le monde a compris  où elle voulait en venir Madame Exterminatrice de la France, si habile, si rusée, pour gérer les plannings. Les vacances d’été ne feront pas baisser les tensions et les frictions. Non madame, vous pouvez continuer à sourire et à rester si calme en toute circonstance, imaginant les effets si pervers de votre réforme à long terme, les Français ne vous laisseront pas faire. Vous trouverez un jour quelques petits cailloux dans vos chaussures et les trois hommes puissants qui veillent sur vous (Hollande, Valls, Vallaud) ne pourront rien pour vous…

Solange Strimon

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