Ex-libris. « Le Procès de la démocratie », par Jean Haupt

le-proces-de-la-democratie-jean-hauptParu pour la première fois en 1971, l’instruction du Procès de la démocratie est de nouveau proposée aux lecteurs par les éditions de Chiré. De quoi alimenter intelligemment les discussions avec les suppôts du Système et des « Grands Principes ».

« La démocratie a été jugée et condamnée, à plusieurs reprises, par les représentants les plus lucides de la pensée européenne », écrit Jean Haupt dans les colonnes de la revue Découvertes en 1965. L’ouvrage, enrichi d’une présentation de l’auteur et de son œuvre, reparaît enfin grâce aux éditions de Chiré. Un ouvrage indispensable pour clouer le bec à votre cousine gauchiste ou à votre tonton macroniste.

L’auteur démontre de main de maître que la démocratie est le pire des gouvernements puisqu’elle repose intrinsèquement sur des impostures : imposture des Grands Principes (Liberté, Égalité, Fraternité) parce que « le système démocratique admet que la raison guide les masses alors que celles-ci obéissent plus généralement à la passion. Or toute fiction s’expie, toute vérité se venge. Voilà pourquoi la démocratie, si belle en théorie, peut conduire à d’insignes horreurs » ;  imposture du Suffrage Universel, car, comme le dit Paul Valéry : « Il faut être infiniment sot ou infiniment ignorant pour oser avoir un avis sur la plupart des problèmes que la politique pose » ; imposture du système des partis, qui ne peut mener qu’à la désunion et où chacun, dans son optique partisane, travaille d’abord pour sa majorité et non pour le Bien commun, au prix de toutes les compromissions et de tous les reniements. C’est « qu’on ne gouverne pas avec des étiquettes » et que « l’esprit de parti corrompt ou avilit le pouvoir, déforme la vision du gouvernement, sacrifie l’ordre naturel des solutions, se superpose à l’intérêt national, entrave — quand il ne s’y oppose pas complètement — l’utilisation des hommes de valeur au service du bien commun. » (Salazar, 7 janvier 1949).

En cela, et l’auteur l’affirme, la démocratie est la pire des dictatures, car elle est « une dictature qui se cache hypocritement sous le voile de libertés apparentes et illusoires. La pire des dictatures parce que collective, anonyme et donc irresponsable. (…) Dictature dérisoire, dictature de l’impuissance, dont l’autorité, pour imposer ses lois et ses volontés, ne repose pas sur la compétence, le prestige, la force des gouvernants, mais sur l’ignorance, l’indifférence, la passivité ou la veulerie des gouvernés. » Finalement, la démocratie, c’est « le droit des peuples à ne pas disposer d’eux-mêmes », tout en énonçant le contraire avec une rare fourberie, puisque cette sacro-sainte démocratie se veut « universelle » et en aucun cas nationale.

Comment pourrait-elle donc être au service d’un peuple et d’une nation puisqu’elle est, par essence, universelle et apatride ? « Il n’y a pas dix solutions, il n’y en a qu’une : dissolution. »

En collaboration avec Nous sommes partout


Sommaire

  • Introduction
  • Les immortels principes
  • Le suffrage universel
  • Les partis contre la nation
  • Le parlement
  • Le gouvernement
  • L’État sans chef ou la femme sans tête
  • Conclusion

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