ActualitésDivers

[Lettre d’un émigré] Les limites de la « digitalisation », par Paul de Beaulias

Je prenais tantôt l’avion en France à Toulouse puis à Charles de Gaulle, et j’ai réalisé que le « transit communiste » caricatural de Shanghai n’était pas bien plus caricatural que celui du transit en France… D’aucuns diraient que c’est parce que notre pays est communiste dans son essence républicaine…

Certes, mais rappelons les faits : à l’embarquement, on vous contrôle trois fois – en fait deux fois plus une personne qui décompte le nombre de personnes montant à bord sans vous contrôler directement- à quelques minutes d’intervalles, alors qu’il y a quelques mois ce n’était pas encore le cas.

J’ai demandé, naïvement, au contrôleur pourquoi ils nous recontrôlaient juste après avoir passé les bornes de la porte d’embarquement, où un agent est pourtant placé. On me répond que c’est pour vérifier que le nom du billet corresponde à la pièce d’identité…

Et là je comprends : avec l’automatisation du passage à la porte d’embarquement, l’humain ne vérifie plus directement l’identité à ce moment-là (cela a été fait au moment des contrôles, voire des frontières, mais enfin). Et donc, ils ont du certainement avoir le cas d’un passager qui avait pu passé sans qu’il n’ai rien à voir avec le nom de son billet – ce qui expliquerait cette « procédure » supplémentaire inventée à la va-vite.

En résumé, l’automatisation, certainement chère déjà, donne plus de travail à tout le monde en multipliant les contrôles – car apparemment la machine n’est pas assez sûre – tout en augmentant l’embêtement de l’usager, qui se fait contrôler plus, tout au augmentant le risque de faire tomber son passeport… Sans compter le risque accru d’erreurs puisque qui dit multiplication de contrôles dit multiplication d’erreurs dans le contrôle, et donc d’embêtement par erreur de quelqu’un qui est en règle.

Tout ça pour cela… Il aurait suffi de rester sans machine et vérifier à la main… mais cela ne convient pas au mondialisme totalitaire qui veut pouvoir tout contrôler, et vérifier tout grâce à la « capture » de « datas » en continu… Et le mondialisme, comme toute tyrannie, ne peut pas faire confiance à ses subordonnées, donc elle automatise, et les dits subordonnées font du travail supplémentaire.. Mais on se défie d’eux !

Et pour cause, car le jour où la tyrannie devient plus abrupte, l’agent qui fait tout main peut fermer les yeux, ou se faire graisser la main, au cas par cas, permettant d’adoucir un peu la tyrannie d’en-haut.

Le mondialisme, tyrannie idéologique néo-révolutionnaire, refuse de dépendre de ces hommes indociles et « humains », prenant des initiatives justes contre elle-même.

Ce réflexe tyrannique est pourtant une grande erreur, car empêcher les soupapes de lâcher de la pression c’est prendre le risque que tout explose…

Pour Dieu, pour le Roi, pour la France

Paul de Beaulias

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.