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La réalité virtuelle à faire peur, par Paul de Beaulias

Il y quelques temps, les algorithmes de certains réseaux sociaux, couplés à la faiblesse humaine, m’ont fait visionner des vidéos de « gamers » comme on dit sur des jeux récents. Je dois avouer qu’étant de la génération de la Playstation voire PS2, le réalisme des nouveaux jeux étaient à la fois époustouflant, et effrayant.

Je me souviens d’avoir lu il y a très longtemps des programmeurs de jeux qui disaient que quelque soit les progrès techniques, les jeux n’iraient pas trop loin dans le réalisme, car cela justement contribuait à flouter la différence entre réalité et virtualité, et à rendre le jeu un peu trop sérieux.

Ce pronostic se révèle aujourd’hui visiblement infirmé par la réalité : quand je dis réalisme des jeux, c’est au point d’être comme des films pour certains. En particulier pour certains jeux militaires, en première personne, où tous les détails sont parfaitement cinématographique : mais c’est pire, le jeu reproduit même les sensations de l’avatar. Par exemple, s’il progresse dans de l’eau, des moteurs vibrants dans la manette exprime la résistance de l’eau, et ce genre de technologies va de plus en plus loin. De la même façon, si l’avatar se prend un coup dans le jeu, il est sonné, et le champ de vision se réduit, etc.

Le réalisme devient tout aussi effrayant pour les jeux de zombies et autres joyeusetés de terro-biologismee…

Pourtant, la seule chose qui ne change pas dans ces jeux, c’est qu’on massacre à la pelle.

Seul le réalisme des scènes, toujours plus cinématographiques, et plus naturelles, s’approche de la réalité : je dois dire que j’ai pu être un peu dégoûté par certaine scène d’égorgements, ou d’enchaînements d’abbatementss d’ennemis (ou pas) dans certains jeux, où on ne peut plus ne plus s’identifier à l’avatar, et où on semble poser un acte vraiment grave et sérieux – tuer quelqu’un, ce qui peut se justifier dans certaine position, en particulier la légitime défense ou la guerre, mais qui reste toujours quelque chose très sérieux et grave.

Dans certains jeux, clairement, on aurait pas besoin de tuer tous ces gens pour remplir sa mission d’infiltration. Pire, le réalisme va si loin que parfois tel ou tel ennemi va supplier la clémence…et l’avatar tue quand même…

Ces jeux semblent être comme des outils de désensibilisation morale pour les joueurs, afin d’en faire comme des hommes à la conscience si entamés qu’ils relèveraient plus du robot au cœur de pierre, qu’à l’homme à part entière.

Quand on pense aux avancées technologiques des drones et des IA, sous cet aspect, c’est inquiétant : quand la police armée sera pilotée par des anciens gamers dont la mission est d’abattre l’opposant politique, ou le contrevenant, il n’y aura plus d’inhibitions, du fait même de la distance et de la confusion virtualité-réalité ; car dans ce contexte, ce serait comme un jeu mais plus un jeu, puisqu’on tire à balles réelles.

Inversement, cela augmente la désensibilisation morale des jeunes d’aujourd’hui, en clair l’ensauvagement et la barbarisation de la société : le jour où la situation vrille, n’auraient-ils pas tendance à appliquer les mêmes recettes que ces jeux, qui retranscrives les anciens ères barbares et païennes où on extermine l’ennemi jusqu’au dernier, sans pitié, et sans frein dans l’avantage acquis ?

Ou peut-être que cela, par cette violence, sera comme un choc pour ces âmes, qui, quoique pugnace et dures, se convertiront et feront de fiers soldats.

La Providence a des voies que nous ignorons, mais sachons que ces changements existent et ne sont pas négligeables. Il faut juste en avoir conscience.

Pour Dieu, pour le Roi, pour la France

Paul de Beaulias

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