[Point de vue] Qui est vraiment Bergoglio ?

Une nouvelle tempête vient d’éclater dans l’Église. La hiérarchie vient de déclarer la guerre aux catholiques. Nous nous y attendions, bien sûr, mais c’est toujours très désagréable. L’atmosphère devenait lourde, aussi lourde que dans le monde politique, la moiteur et la chaleur extrême devenaient fatigantes : enfin, vient d’éclater le coup de tonnerre qui a crevé le ciel. Nous avons trouvé un abri le temps que l’orage passe, mais maintenant, il fait frais, et tout est clair, nous n’avons plus qu’à nous battre pour la Foi, contre les ennemis intérieurs et infiltrés de l’Église, qui ne se cachent d’ailleurs même plus.

Remercions Bergoglio : il est cohérent et clair, il ne fait que pousser à bout le poison moderniste : ce poison anti-christique par excellence triompha du politique avec la Révolution française, puis s’infiltra jusque dans les alcôves de nos églises pour triompher dans la sphère religieuse avec Vatican II. Depuis, comme pour les régimes successifs de la France post-révolutionnaire, les différents papes n’ont jamais osé remettre en cause l’origine du poison, quand bien même certains prirent des mesures plutôt « conservatrices », comme le motu proprio Summorum Pontificuum ou, avant cela, Ecclesia Dei (entre autres).

Tout cela fut vain, comme furent vaines les différentes tentatives françaises, et même celles de la Restauration, qui n’osa restaurer à la source, en extirpant le mal révolutionnaire aux principes. Nous, Français, nous en savons quelque chose, peut-être même sommes-nous ceux qui connaissons le mieux le prix de la compromission, de la faiblesse et de la fausse tolérance. Les révolutionnaires du politique aujourd’hui — les tenants de la dictature sanitaire — et  les révolutionnaires du religieux — la clique moderniste autour de Bergoglio — sont du même côté et usent des mêmes moyens pervers : se défausser des responsabilités, appeler aux bons sentiments, à la culpabilisation, à la pseudo-tolérance face à un peuple de Dieu, comme à un peuple de France, lessivé par des années de pusillanimité, de mauvaises habitudes consommatrices, d’orgueil et d’individualisme nourris et utilisés pour la perte des familles, des pays, des paroisses…

Saluons tout de suite Michel Onfray — dont il faut toutefois se méfier[1] — qui, dans sa dernière tribune publiée dans Le Figaro[2], affirme tranquillement ce que trop de catholiques — je ne dis pas « de Tradition », car on est catholique ou on ne l’est pas — n’osent pas regarder en face. Explicitons ce que lui-même n’ose dire que du bout des lèvres.

Regardez Bergoglio, vous ne pouvez pas ne pas penser à l’Antéchrist, nous dit Onfray avec habileté, et vous ne pouvez pas ne pas voir toute la collusion avec les suppôts du diable que sont les Biden, (anté)catholiques et autres saltimbanques de la Révolution.

En effet, Bergoglio agit en parfait anti-catholique, détruisant méticuleusement et à la racine tout ce qui est catholique, et cela dans tous les domaines : disciplinaire avec l’attaque frontale contre le célibat des prêtres et la destruction de nombreux ordres religieux ; moral, avec l’affaire des divorcés-remariés ou sa bienveillance mondaine pour la pédérastie ; apostolique, Bergoglio massacrant la mission par des sacrilèges multiples depuis la Pachamama jusqu’à la signature d’un « document historique » avec l’imam al Tayeb, annonçant que Dieu a fait toutes les religions ; liturgique, bien sûr, avec l’interdiction de la liturgie tridentine et des dévotions plurimillénaires qui vont avec ; politique encore, avec son délire immigrationniste qui va contre toutes les vertus de prudence et de charité, ainsi que sa folie écologiste, Bergoglio préférant sauver des thons rouges plutôt que des bébés non désirés.

Et cela, encore, n’est que la partie immergée de l’iceberg, le plus visible, le plus choquant ! Alors, posons la question : Bergolio est-il l’Antéchrist ? Une seule réponse possible : non. Il est trop minable pour être l’Antéchrist, qui est un Christ inversé, reconnu par les naïfs et les méchants comme un prophète et un sauveur. Personne ne croit cela de Bergolio, il n’a pas la carrure de l’Antéchrist.

Non, la réponse est bien plus simple et prosaïque : Bergoglio est un antipape. Onfray le sous-entend du bout des lèvres, et il a raison ! C’est une évidence pour qui fait de l’histoire, et plus encore pour les légitimistes, qui savent la signification du mot Légitimité. Il est évident que nos aïeux auraient depuis longtemps considéré François comme un antipape : non content d’être un persécuteur des vrais catholiques (notamment via son dernier motu propio), il se trouve qu’il n’ y a aucun inconvénient à le considérer comme antipape en pratique, comme si la Providence nous simplifiait la tâche, bien plus qu’à certaines époques, quand l’Église a pu connaître deux ou trois papes dont la légitimité pouvait difficilement se juger sur le plan doctrinal.

Pour Bergolio, il est clair qu’il n’a aucune légitimité, ni doctrinale, ni disciplinaire : ses actes parlent pour lui. Nous avons un pape, toutefois. Le siège pontifical n’est pas vacant : au contraire, Benoît XVI, bien vivant, est toujours le Pape. C’est aujourd’hui évident. On sait par ailleurs que jamais il ne pourra y avoir deux papes, le Saint-Père étant le représentant sur terre du Dieu unique. Et nous ne sommes pas les seuls à soutenir cette thèse. Il y a quelques jours, un fervent catholique et éminent juriste de l’université de Séville, le Pr. Antonio José Sánchez Sáez, faisait lui-même ce constat :

« Le pape Benoît n’a pas renoncé au munus, comme l’exige le canon 332.2 du Code de droit canonique, mais au ministerium. Comme si un professeur démissionnait de l’enseignement sans quitter sa chaire, restant professeur à l’Université. Par ailleurs, Benoît XVI nous a donné un autre indice en devenant « pape émérite », titre canoniquement impossible puisque pour être émérite il faut avoir cessé ses fonctions par âge ou par démission acceptée… et aucune de ces conditions n’est remplie dans la démission d’un pape (can. 185) »[3]

La Providence semble nous le crier tellement fort que c’est palpable : l’élection de Bergoglio, antipape autorisé par la Providence, est nulle et non avenue. La longévité insolente de Benoît XVI, toujours vivant huit ans après avoir de facto renoncé au pouvoir, en est un autre indice providentiel.

Qu’aurait fait le Roi Très Chrétien en son temps ? Outre protéger la Foi contre l’antipape dans ses pays et pour ses peuples, en prenant les mesures qui s’imposent, en favorisant les bons évêques et en bloquant les mauvais, il aurait mis l’antipape devant un ultimatum : tu pars ou je te fais partir. Évidemment cela est facile à dire, mais nous voulons remettre au goût de jour l’esprit battant et responsable de nos aïeux, qui savaient tirer des conséquences.

Nous nous battrons, et prions pour que les jeunes séminaristes et jeunes prêtres quittent les séminaires conciliaires pour se ruer vers des séminaires véritablement catholiques : les vieux croûtons, déjà démodés, qui prônent le poison contre le remède ont déjà un pied dans la tombe. Prions pour leur âme, qui en a bien besoin ! Prions aussi pour la restauration de la papauté et de la royauté !

L’Église aujourd’hui a été perdue par le politique, corrompu par la Révolution française. Elle doit être sauvée par le politique restauré, à la suite de Clovis et de tous les Rois Très Chrétiens — français ou non d’ailleurs —, qui ont toujours défendu l’Église, y compris contre elle-même.

Antoine Michel

Pour Dieu, pour le Roi, pour la France !


[1] Soyons pragmatiques et efficaces : utilisons Michel Onfray quand il apporte de l’eau à notre moulin, comme c’est le cas ici, mais rappelons-nous toujours qu’il n’est qu’un allié objectif de circonstance et non un ami (ce qui doit nous pousser à prier pour lui et pour sa conversion). À ce propos, nous conseillons la lecture de deux ouvrages : La Contre-Histoire de Michel Onfray, par Jonathan Sturel (éd. Tatamis, 2014, rééd. 2021) et Monsieur Onfray au pays des mythes : réponses sur Jésus et le christianisme de Jean-Marie Salamito (éd. Salvator, 2017).

[2] Michel Onfray, « La messe en latin, un patrimoine liturgique », Le Figaro, 18 juillet 2021. Pour lire la tribune en intégralité : https://www.leforumcatholique.org/message.php?num=923652

[3] Andrea Cionci, « « Benedetto non ha abdicato, Bergoglio è antipapa », parla il prof. Sanchez, giurista dell’Università di Siviglia », Libero Quotidiano, 19 juillet 2021. L’entrevue a par ailleurs été traduite en français par un membre du Forum catholique : https://www.leforumcatholique.org/message.php?num=923845

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