[Point de vue] Et si le grand remplacement était une chance ?

L’Europe apostate subit un châtiment divin pour son infidélité à la Loi de Notre Seigneur, et nous gémissons pour qu’Il n’appesantisse pas trop Sa main. La France infidèle est d’autant plus punie qu’elle a une mission divine, or plus la traîtrise est grande, plus le châtiment est lourd. Il est néanmoins rassurant de se voir puni : cela signifie que le bon Dieu, se détournant de nous, ne nous ignore pas pour autant et nous aime encore.

Par la punition, Dieu satisfait la justice, mais cherche aussi à nous corriger : Dieu a déjà puni les générations précédentes en les ignorant, ce qui est terrible ! L’une de ces punitions est l’invasion migratoire, et disons-le : c’est une bonne chose ! Deo gratias !

L’Afrique noire prendra sa revanche sur l’Europe, et lui rendra les biens qu’elle a reçu autrefois de cette dernière. L’Afrique noire occidentale est aujourd’hui un foyer de vocations pour l’Église de France. Les Africains ont la foi, et ils viendront nous réévangéliser, à n’en pas douter, par un clin d’œil de l’histoire quelque peu déconcertant.

Nos fervents frères catholiques d’Afrique noire auront-ils la charité de nous redonner l’Évangile comme nos pères blancs leur ont transmis naguère pour les sortir du marasme de la magie, de l’Islam et de l’esclavagisme ? Prions pour cela.

J’imagine que certains lecteurs seront choqués par ces lignes, alors je dois m’expliquer. Vivant loin de la France depuis trop longtemps, je n’ai plus de contacts avec la France moyenne, celle des plateaux télévisés, ni celle du terrain, tout à fait dégradé, détruit, massacré… Je me trouve dans une sorte d’abri où seuls parviennent de bons Français, convertis pour la plupart. Je vis dans une sorte d’oasis pour les âmes perdues qui se sont à nouveau tournés vers notre Seigneur, comme nous, et ont retrouvé leur racine.

Et tantôt, nous rencontrions providentiellement une famille du Burkina Faso, sur le quai d’une gare en plein Tokyo, un dimanche sur le retour de la Messe. Les membres sont consacrés à saint Joseph et portaient des chemises et des robes chamarrés à l’effigie de saint Joseph. Voyant nos médailles miraculeuses bien en évidence, ils nous ont adressé la parole en français, ce qui n’était pas évident.

Le sacré et la Providence sont là, naturellement. Tout vient de Dieu, c’est une évidence, y compris les petites choses, et même les coups du démon (indirectement s’entend, de manière permissive).

Nous avons bien sympathisé et j’ai compris : ils sont bien plus catholiques et français que les Français d’aujourd’hui. Leur français est châtié et beau, bien plus pur que ce que nous trouvons aujourd’hui en France. Les trois enfants sont nommés Joseph, Joséphin et Joséphine, signe de leur dévotion, et leur foi est manifeste, malgré leur place en ambassade à un haut niveau. Le président du Burkina est catholique et il ne s’en cache pas.

On comprend pourquoi l’Afrique noire est si dénigrée parmi les révolutionnaires de tout poil : ils ont la foi, ils sont simples et joyeux. Horreur ! Pas besoin de la dernière appli pour être heureux !

Ils ne réalisent absolument pas, par ailleurs, la décrépitude de la France : ils sont des agneaux au milieu de loups, comme dit notre Seigneur. Ils sont fiers de leur beau-pays, comme un gascon de sa Gascogne, nous nous retrouvons là-aussi. Et on sent que les discours racialistes européens les déconcertent, car ils savent qu’il y a une distorsion entre la réalité et les discours, eux-mêmes devant tout aux missionnaires européens. Mais la déstabilisation de la Libye à mis le chaos dans toute la région…

Ils ne connaissent malheureusement pas bien la Contre-Révolution. Alors, priez pour que votre serviteur puisse leur transmettre la flamme, afin que jamais l’Afrique noire ne tombe dans l’apostasie sacrilège de l’Europe !

Paul de Beaulias

Pour Dieu, pour le Roi, pour la France !

7 réflexions sur “[Point de vue] Et si le grand remplacement était une chance ?

  • 7 septembre 2021 à 15h47
    Permalien

    Je vais tenter de répondre avec courtoisie à ce message qui représente à mon sens ce que l’on peut écrire de plus aveugle et de plus méprisant de la réalité sur ce sujet. J’ai vécu douze ans en Afrique noire (Gabon, Sénégal, Côte d’Ivoire) et, à la différence de beaucoup, j’ai eu des rapports quotidiens et amicaux avec les Africains. Non seulement les peuples subsahariens ne sont pas français, même quand ils parlent notre langue, mais il leur est impossible de nous comprendre en profondeur, car toutes les expressions de la beauté sont chez eux différentes. De plus, la notion du tragique leur est inconcevable. S’il est possible – à force d’autorité – d’inculquer notre vision du monde à des arabes, c’est peine perdue pour les hommes d’Afrique noire, sauf rares exceptions. Vous n’avez qu’à voir la mentalité des Antillais qui sont français depuis quatre siècles. Je ne connais pas le Burkina, mais j’ai pu constater que lorsque les Noirs sont chrétiens, ils appartiennent souvent et de plus en plus à des sectes évangéliques peu recommandables. Quant à comprendre la Contre-Révolution, ce n’est évidemment possible que pour les nations qui ont connu la Révolution. Enfin et je termine par le début de votre texte, en vous disant que rien n’est plus désespérant que d’entendre justifier nos malheurs par notre manque de piété, parce que si c’était vrai, les hommes qui détestent le Christ et le bafouent plus que les autres devraient subir des maux encore plus grands.

    Répondre
    • 8 septembre 2021 à 3h25
      Permalien

      Cher Monsieur,
      Je vous remercie de votre message et je vais tenter de vous répondre, car votre remarque est importante.
      Je constate de mon expérience personnelle que ce que vous dites est profondément faux, confirmé par la philosophie saine et appuyé par la théologie catholique.
      J’ai un ami qui m’est cher et catholique antillais, et je suis désolé, mais il est plus catholique et français que par exemple mon beau père.
      Hors cette famille magnifique de catholiques gabonnais, qui, je suis désolé, sont plus catholiques et français que beaucoup de français que je connais, j’ai aussi un ami cher peul du sud de Mauritanie, musulman, et lui-même était aussi bien plus reconnaissant et amoureux en acte de la France que beaucoup (c’est un universitaire, un mathématicien).
      ALors, je ne sais pas dans quelle Afrique vous viviez mais ce n’est pas la même. Peut-être celle de la IIIe république colonialiste qui pour le coup se créait des bulles sans jamais se mélanger rééllement avec l’Afrique. Ici au Japon, je le vis dans la « communauté française » officielle, que ce soit à l’ambassade, en entreprise, voire même en associatif: l’esprit petit colon raciste qui a ses prébendes est d’une force qui m’a révulé quand je suis arrivé, et nous sommes au Japon!Je n’ose imaginer la morgue des mêmes en Afrique, pas étonnant que les gens que l’on « fréquente » tous les jours ne se dévoilent pas.
      Regardez l’histoire de Mgr Lefebvre. Regarder lecardinal Sarah. Regarder tous ces prêtres noirs dans nos campagnes (je me souviens dans mon enfance, il y a une grosse quinzaine d’années, de ces prêtres qui avaient la foi, et qui m’ont personnellement permis d’avoir une ouverture sur la vrai foi catholique).
      Certes, vous avez raison, comme partout l’église conciliaire fait son oeuvre de destruction, et en conséquence les évangéliques et autres sectes font florés, comme en amérique du sud, comme partout en fait.
      En revanche, votre discours pour le coup « racialiste » est révolutionnaire: tout homme a une nature commune et est fait pour le salut, point. L’expression culturelle différente confirme a contrario, quand on le vit, que la foi est la même.
      Enfin, car c’est important, c’est évidemment le manque de piété des fidèles et les actes apostats des baptisés traîtres qui nous attirent tous les malheurs. C’est une pensée fondamentale chrétienne de tous les temps. Ce n’est pas justifier nos malheurs, c’est comprendre le source, grande différence, et les remèdes que nous nous pouvons apporter. Soit dit en passant, comme Job, on perdra tout, et alors? Mieux vaut subir des maux temporels terribles que le sort de ceux qui n’ont rien sur cette terre, car leur sort spirituel sera bien pire… Leurs maux sont bien pire oui.

      Enfin, la contre-révolution est d’actualité mondiale car tous les pays connaissent la révolution présentement, qui est un combat eschatologique dans tous les champs (politique, religieux, intellectuel, etc). Dans les principes, et les tenants et aboutissants, rien ne change de Oudagoudou à Paris en passant par Tokyo. Ne prenez ni les païens, ni les infidèles, ni les africains pour plus bêtes qu’ils ne le sont, grosse erreur de trop de nos prédécesseurs.
      Que Dieu vous garde
      Paul de Beaulias

      Répondre
      • 8 septembre 2021 à 10h19
        Permalien

        Le sujet de notre débat doit être recadré. Il n’est pas de savoir si les Africains sont promis au Salut éternel mais d’opiner sur le Grand remplacement. Vous écrivez:
        – Que c’est un châtiment divin.
        – Que c’est une chance, car, selon vous,
        – Les Noirs sont plus français que nous.
        Vous vous appuyez sur les relations amicales que vous avez eues avec des Africains très civilisés et en tirez, à mon sens, une généralisation hâtive, et d’abord sur la réalité au delà des apparences. J’ai moi-même fréquenté cette bourgeoisie noire catholique au Sénégal, et me suis rendu compte que ses attitudes étaient spécifiques et différentes des nôtres. D’autre part, cette classe reste une infime minorité. Les millions de gens qui déboulent chez nous ne sont pas les cousins du Président Senghor. Votre vision des choses n’est absolument pas partagée par le Cardinal Sarah, qui a dénoncé les effets épouvantables de l’immigration de masse. Y compris pour les Africains.
        Vous me reprochez d’être « révolutionnaire » et « racialiste ». Je pense au contraire être en accord avec la philosophie classique d’Aristote qui écrivait: « il y a bien une commune nature humaine, mais elle n’est pas invariable. » A mon tour, permettez-moi de vous faire une critique sur votre attitude à l’égard des Africains: vous comptez pour rien ce que la France a trouvé dans leur mental au début de la colonisation, et qui s’y trouve toujours. Une relation différente au temps, à la musique, à la danse, au discours, au groupe, à l’émotion, au rire. D’autre part, il y a bien un archétype commun des structures sociales des races africaines, différent du nôtre. Ignorer tout cela peut être aussi méprisant que l’attitude des « petits blancs » que vous détestez.
        En bref, je pense que la France va disparaître rapidement si le melting pot se poursuit. Enfin je reviens sur votre déclaration persistante sur le « châtiment divin ». J’avoue que je me suis retrouvé en vous lisant à l’âge de dix ans, sur les bancs de l’église paroissiale, écoutant le curé tonner contre les impiétés des fidèles, qui étaient la cause selon lui de la sécheresse. Et j’ai questionné après la messe un respectable vieillard sur la relation hypothétique existant entre les deux phénomènes apparemment sans rapport. Et ce vieil et sage paysan m’a répondu: « ne t’inquiète pas, petit, le curé sait bien que personne ne peut prouver le contraire de ce qu’il a dit, et en attendant, cela ne fait pas de mal de resserrer les boulons. » C’était à la fois bienveillant et lucide. Mais les causes directes de l’immigration de masse sont évidentes, et il n’est nullement nécessaire de prétendre scruter les intentions divines pour les divulguer.
        Voilà, je crains que nous n’ayons du mal à nous convaincre mutuellement sauf de notre bonne foi.

        Répondre
        • 10 septembre 2021 à 1h21
          Permalien

          Cher Monsieur,
          Je pense que vous prenez un peu trop à coeur et généralisez certains de mes propos dans l’article, qui est évidemment provocateur mais qui cherche à mettre le point sur certains faits. Je sais bien évidemment que la « masse » des immigrants sont plutôt la lie de sociétés de là-bas que le haut du panier, mais si on jugeait un peuple à sa lie, comment dire… je pense que nous n’aurions pas grand chose à dire.
          Je n’évacue pas du tout la réalité des tribus plurielle qui pouvaient s’adonner à toutes sortes d’horreurs, comme en AMérique ou ailleurs, avec anthropohagie etc. Et alors? Cela ne change rien au fait que ceux qui sent sont bien christiannisés se sont bien christiannisés, et vos « structures mentales » c’est complétement secondaire, il faut arrêter de regarder Lesquen.
          Quand vous regardez la réalité des gaulois ou des francs avant le baptême, j’ai envie qu’on vient du même pot du péché originel c’est tout. En général les différents peuples omettent ces passés douteux car même si l’homme se vautre facilement dans le péché, il sent bien qu’il n’est pas fait pour cela, donc soit il le cache d’un voile pudique, soit il le légitime (l’avortement par exemple aujourd’hui et hier)
          Pour la Providence, si on ne peut jamais être sûr du lien de cause à effet, on est sûr par la foi que tout provient de Dieu que ce soit positivement ou par autorisation, donc je suis désolé, mais ne pas vouloir admettre la châtiment divin c’est jeter aux horties le sens de la passion du Seigneur, etc.
          Le seul objet de cet article, d’un point de vue de foi, c’était aussi de dire qu’il existait encore des aires de « chrétienneté » là-bas, je veux dire de sociétés chrétiennes, là où en France c’est tout de même plus que réduit. Peut-être Versailles, et encore.
          C’était aussi pour souligner que, pour ma part, j’ai toujours eu plus de facilités à vivre avec des noirs (qui sont divers dans leurs langues et leurs cultures) qu’avec des nords-africains: j’ai vécu à Cergy, et plus le taux de noirs étaient importants moins celui d’arabes l’étaient, et cela se passait beaucoup mieux (je pense aux écoles en particulier, où j’ai eu des expériences de ce type)
          N’y voyez rien de plus.

          Répondre
  • 9 septembre 2021 à 15h19
    Permalien

    P2L, sur le catholicisme vous avez peut-être raison, mais sur la francité, vous vous trompez. Comment des non Français pourraient-ils être « plus français » (ce qui ne veut rien dire, on est français ou on ne l’est pas) que des Français ? QU’appelez-vous français, d’ailleurs ? Qu’est-ce que vous mettez derrière ce terme ? Étrange article.

    Répondre
    • 10 septembre 2021 à 1h28
      Permalien

      Cher Monsieur
      Ne vous méprenez ce n’est pas un article théorique sur la francité, juste un article polémique pour ouvrir un débat.
      Je considère qu’être français c’est avant tout être sujet du roi et le servir, mais il y aussi les régnicoles, ceux qui vivent dans le royaume et sont donc sous la juridiction du roi. Je dois avouer que je n’aime oas trop la notion de nationalité trop moderne à mon goût. Et ce que je cherchais à dire, simplement, c’est que si être français c’est être fils de France, on l’est par le sang, mais on peut l’être aussi par adoption: Marain l’Italien, les reines de France souvent étrangères, ont été très français. Inversement, Philippe V devenu roi d’Espagne n’était-il pas espagnol par mariage avec son nouveau royaume? Ou encore, on connaît ces hsitoires de nobles français qui pouvaient, sans aucun problème de conscience, se battre sous les armes espagnoles en Amérique pour des raisons féodales et de Foi, et se retrouver contre des armées françaises: mais il y avait un code de chevalerie, etc.
      La seule chose que je cherchais à dire c’est que l’ancienne France se fédérait essentiellement autour du Roi et de la Foi catholique, et peu de plus – à la limite même la langue était secondaire, car souvent, à part le latin, même la langue n’était pas commune, seul le Roi et la Foi, pour la France, sinon le reste, plus enraciné, c’était le pays local, gascogne ou autre.
      La langue évidemment devient ensuite un véhicule particulier et en Afrique on retrouve cela
      Ce que j’aimerais dire, mais c’est juste une ouverture, c’est qu’une France royale en Afrique aurait bien plus « francisé » l’Afrique sans même le vouloir et à son corps-défendant, comme les espagnols en Amérique.

      Répondre
      • 10 septembre 2021 à 20h13
        Permalien

        Ce qu’il y a de plus « révolutionnaire » dans le principe de nationalité, c’est justement le fait qu’elle peut être donnée à tout le monde. Mazarin, catholique (prince de l’Église, même!) et grand serviteur du roi, n’a jamais été français, par exemple.

        Les Bourbons, même devenus rois d’Espagne, sont une dynastie française. C’est ce qu’on ne cesse de répéter aux orléaneux, c’est étonnant de devoir le dire à un légitimiste.

        Répondre

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.