Aucune comparaison n'est possible entre la naissance d'un futur roi et celle d'un futur président chef d'État

Aucune comparaison n'est possible, on le voit, entre la naissance d'un futur roi et celle d'un futur président chef d'État. À l'éclat de la naissance du premier répond l'obscurité ou la médiocrité de celle du second. Seul le décès en fonction d'un président rend impossible l'absence de solennité et de cérémonies officielles, quelles que soient les dernières volontés de l'intéressé.

Pierre Chevallier, Louis XIII, 1979

Commentaires  

#2 SAINT MARTIN Louis 22-10-2016 11:59
La comparaison entre un Roi et un président est tout à fait illusoire.
Le premier, inscrit dans une lignée,n'accède au pouvoir que par désignation naturelle et par devoir . Un devoir auquel d'ailleurs il est préparé dès son enfance. Il n'est pas mû par l'ambition ou la mégalomanie des différents pantins du système que nous voyons s'agiter avant une présidentielle et qui s'estiment tous plus aptes les uns que les autres à gouverner la France dont ils ne connaissent pas grand-chose en profondeur.
Qu'est-ce-qu'un Sarkozy, moitié Hongrois, moitié juif levantin, peut bien connaître à la France dont il ignore l'Histoire et dont il baragouine la langue avec l'accent de Bab-el-oued ?
Qu'est-ce que Mme NKM, cette grande bourgeoise judéo-polonaise peut bien comprendre à notre pays à sa culture profonde et à ses besoins réels ?
Mais, ce qui distingue encore plus le Roi d'un président, c'est qu'il n'est pas cornaqué par un parti. Il est "absolu" dans le sens où il est totalement "indépendant" de quelque lobby que ce soit. Son pouvoir ne dépende que de Dieu (comme celui de nos parents).
Il incarne un moment d'une Institution qui se confond avec notre génie identitaire et culturel, une Institution qui s'est développée et enrichie au cours d'une longue expérience de vie commune entre les Français et leurs Rois. Une institution qui dans le même temps où elle fonde une autorité suprême, en garantit le meilleur usage pour le Bien Commun car le Roi, sergent du Christ, n'est pas un despote mais un arbitre. Ce que ne peut être un président toujours à la recherche d'une majorité.
Comme l'écrit Philippe Pichot-Bravard dans on excellent ouvrage "La Révolution Française" :
"Si le Roi de France est un monarque absolu [dans le sens que j'indique plus haut] il ne dispose pas pour autant d'un pouvoir sans limites. Il est soumis au respect des lois fondamentales du royaume.....Au respect des maximes qui constituent ce que l'on appelle officiellement. ...la Constitution du royaume. Tout un arsenal juridique...att este l'existence d'un constitutionnal isme coutumier nourri de l'idéal antique du roi justicier, de certains principes de droit romain...de la réflexion des canonistes médiévaux et du discours des magistrats des parlements. Ce constitutionnal isme coutumier repose en particulier sur l'antique usage du gouvernement en conseil, dont lits de justice et assemblées d'états sont les expressions les plus solennelles"... .etc... (fin de citation)
Bref. Il apparaît clairement que le Roi de France est celui dont l'autorité assure et arbitre celle des différents corps de la nation; ceux qui touchent au plus près des intérêts de citoyens s'administrant eux-mêmes et n'intervient que lorsque des réformes s'avèrent indispensables. C'est un pouvoir par subsidiarité par excellence.
Il est possible justement du fait qu'il échappe à toute interférence partisane ou idéologique à tout clientèle à satisfaire, à toute inféodation ou soumission. C'est parce que le Roi tient son pouvoir de Dieu que le Roi peut arbitrer et favoriser le bon fonctionnement des différentes instances représentatives dont la nation s'est dotée au cours de sa longue Histoire.

Rien de tel avec le président d'une république jacobine, dont le pouvoir dépend d'un "nombre" - aveugle et anonyme - de votants objets de toutes les manipulations et conditionnement s idéologiques possibles et imaginables et répondant à l'impérieuse nécessité de maintenir le corps social dans le carcan des principes révolutionnaire s.
Une "république" fondamentalemen t incapable de reconnaître quelque autorité autre que la sienne (celle du chef de famille par exemple) ou la légitimité de corps intermédiaires (villes, métiers, universités, etc...) qui viendraient l'empêcher d'atteindre un citoyen anonyme puisque dépouillé de toutes ses appartenances naturelles et, de ce fait, nu et cru devant un appareil d'état totalement coercitif dont le président est le maton-en-chef (du moins en apparence).
Rien de commun entre un Roi et un président donc, le second n'étant que la caricature de l'autre, sa contrefaçon perverse, un peu ce que la "lumière" de Lucifer est à la Lumière divine.

Louis SAINT MARTIN
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#1 PELLIER Dominique 18-10-2016 08:12
Je le dis toujours, ce qu'il y a en commun avec un roi et un président de république, c'est qu'ils peuvent tous deux être bon ou mauvais. Le faste qui entoure un roi est une chose, comme celle des obsèques d'un président, du théâtre, du bling bling inintéressant. Il faut plutôt voir ce que l'un et l'autre apportent à ceux dont ils ont la charge.
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