ils n'échangent pas les jeunes filles contre des chameaux, mais c’est parce qu’ils n’en ont pas besoin...

En tant que dignes héritiers [de mai 68], nous avons reçu un patrimoine culturel et idéologique qui a impacté considérablement notre rapport au corps, à la sexualité, à la fécondité et à l’amour. Il paraît que nous devons nous en réjouir car, dans le monde, il reste encore une majorité de femmes opprimées par la domination masculine et d’individus ne pouvant pas vivre leur sexualité comme ils l’entendent. C’est un fait. Mais de là à s’enorgueillir de notre liberté, c’est une autre histoire ! Quand j’entends des garçons comparer les femmes à de la marchandise, je ne suis pas tout à fait certaine de vouloir glorifier notre modèle occidental. D’accord, ils ne les échangent pas contre des chameaux, mais c’est parce qu’ils n’en ont pas besoin : des jeunes filles leur offrent des services sexuels d’elles-mêmes, au bout du couloir dans les toilettes du collège !

Thérèse Hargot, Une jeunesse sexuellement libérée (ou presque), février 2016.

Commentaires  

#1 Pellier Dominique 26-02-2016 08:15
Il y a trop de pornographie, la débauche sexuelle est devenue normale. Et pourtant, c'est beau une femme, un homme. Mais tout ce délire nous salit, les uns comme les autres. L'acte sexuel, est une chose agréable surtout avec celle ou celui qu'on aime, soit dit même sans sentiment "religieux", n'en faisons pas une habitude, un fait aussi banal que se curer le nez. Apprécions, la chose, magnifions-la, mais en ordre, et respect de l'autre. Une femme, pardonnez ma franchise, n'est pas qu'un trou et le sexe de l'homme un tout non-plus!!!
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